Artistes juifs : Le "pop art" gore de Nancy et Edward Kienholz

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Le "pop art" gore de Nacy et Edward Kienholz

Le "pop art"  gore de Nancy et Edward Kienholz

 

Seul d’abord, puis en compagnie de son épouse Nancy Reddin (1943-2019) Edward Kienholz (1927-1994) à partir des années 1970, a créé des assemblages et des installations pour donner des U.S.A. une vision impitoyable entre autres de la vie quotidienne et des stéréotypes sexuels et religieux.

Devant le tollé de leurs travaux dans leur pays, le couple a quitté Los Angeles pour Berlin en 1973 où le couple à continuer de chroniquer des banlieues pauvres et des petites villes - ce que les Américains ne voulaient voir.

Pour l’exposition chez Templon - la première à Paris depuis 1977 - une vingtaine d'oeuvres remarquables sont présentées. Souvent de grandes dimensions, ces "monuments" sont peuplés de mannequins à échelle humaine. Ils deviennent les acteurs ou les victimes dev scènes allégoriques aussi horribles qu'accablantes.

Par exemple deux jeunes - le visage caché derrière des masques blancs de hockeyeurs prolongés par des bois de cerf - jouent au billard et le trou où ils doivent faire pénétrer la boule est le sexe béant d’une femme décapitée. Une jeune femme nue médite ou pleure sur son avenir, une tête de porc et un revolver posés devant elle sur son livret de famille.

Existent aussi des reliquaires de plus petit formats mais tout autant satiriques : crucifix bricolés avec des images de piété bon marché et des débris mécaniques, pelle à neige avec autocollant du drapeau américain, etc...

Le macabre, l’obscène, le grotesque sont le terreau de l'oeuvre. Ils s'y conjuguent pour dénoncer de la culture du viol, du racisme et de l’homophobie. Une telle exposition ne peut laisser indifférents tant son radicalisme est prégnant.

Jean-Paul Gavard-Perret

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