Artiste juive : Rachel Feinstein et la vie des femmes

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Rachel Feinstein, "Maiden, Mother, Crone", exposition réalisée par Kelly Taxter, Barnett and Annalee Newman, The Jewish Museum, New York, décembre 2020 - janvier 2021.

Rachel Feinstein et la vie des femmes

Rachel Feinstein, "Maiden, Mother, Crone", exposition réalisée par Kelly Taxter, Barnett and Annalee Newman, The Jewish Museum, New York, décembre 2020 - janvier 2021.

L'art de Rachel Feinstein se définit par de nombreuses dualités : le féminin et le masculin, le bien et le mal, le précaire et le durable, l'utile et l'inutile.

Pour les mettre en scène elles créent d'autres oppositions - par exemple entre la religion et les contes de fées, le "haut" art européen et l'art plus kitsch de l'Amérique. Elle explore aussi ces conflits à travers des emprunts à la culture biblique et populaire comme avec des objets qu'elle déconstruit afin de les "ré-imager" en suggérant qu'il n'existe pas de réalité sans fiction, de lumière sans ombre et d'équilibre placide sans chaos.

Elle utilise diverses méthodes et matériaux. Des pièces en trois dimensions évoluent vers une présence en deux dimensions à travers des sortes de maquette en bois, céramique, métal. La trace de tels objets créés à la main surgit dans une palette monochromatique. Mais, à côté, elle propose des figures polychromiques peintes comme s'il s'agissait - et à l'inverse - de figurations en 3 D.

L'artiste installe aussi  des éléments qui sont présentés sur un rideau de théâtre, une vidéo ou un  murs peints. Ce travail entretient un rapport étroit avec le performance. Feinstein s'y positionne elle-même comme à la fois sujet et objet de la vision. Elle suit ainsi une myriade de lignes d'interrogation dans lequel le problème du féminisme est central. Elle crée des examens minutieux de la propagation d'un tel concept dans la culture. Les protagonistes femmes prolifèrent en un tel corpus et ses divers médiums.

Quant au titre de l'exposition, il souligne les trois "états" dans lesquels la femme est confinée de son plus jeune âge jusque dans ses vieux jours au sein de la culture dominante. Mais ces trois situations donnent à la femme une accumulation de connaissances. Si bien que la créatrice lutte pour une "néo paganisme" où la figure féminine descendrait une triple divinité : jeune fille, mère et personne vieille - dans laquelle se conjuguent passé et présent, inexpérience et sagesse, fragilité et puissance. Le tout étroitement imbriqué.

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