Artiste juive : Lise Sarfati, froissements de l'attente, les portraits inquiétants

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Lise Sarfati, froissements de l'attente, les portraits inquiétants

Froissements de l'attente : les portraits inquiétants de Lise Sarfati

"Lise Sarfati", Rose Gallery Los Angeles, automne 2020.

Lise Sarfati a étudié le russe à la Sorbonne avant d'entreprendre une carrière de photographe. Elle fut un temps celle, officielle, de l'Académie des Beaux Arts de avant d'intégrer la Villa Médicis Hors les Murs dans les années 80 puis de vivre en Russie pendant dix ans où elle se concentre sur la vie des jeunes adultes. Elle rejoint ensuite l'Agence Magnum et s'installe à Los Angeles.

Ses oeuvres sont présentent dans des musées importants réservés à son art : Los Angeles Country Museum of Art, Brooklyn Museum of Art, Maison Européenne de la Photographie, Paris, Museum of Photographic Arts, San Diego, Philadelphia Museum of Art.

Ses photographies sont publiés dans plusieurs livres dont "Acta Est (Phaidon), "The New Life "(Twin Palms), "SHE" (Twin Palms). Elle partage sa vie désormais entre Los Angeles et Paris. Son travail reste toujours axé sur la vie quotidienne des femmes qui sont saisies dans un univers où le réel se double - comme chez Lynch - d'une vision où la réalité sort insensiblement de ses gonds.

D'où le mystère que suggèrent ses portraits. Ils semblent parfois tirés de films où l'inquiétude devient la soeur du rêve. L'atmosphère y reste étrangement calme mais semble rempli de risque et d'inquiétude. C'est ce qui donne à l'oeuvre un caractère aussi énigmatique que poétique.

Presque arrachées au soleil, sur le point d'être ensevelies dans les villes ou les déserts californiens, les modèles de la créatrice sont néanmoins attirées par l’inaccessible mouvement de la lumière et soumises à d'infinie interrogations témoignages de déceptions dont on ignorera tout. Elles restent dans le mystère de leurs propres présences et dans le froissement à l’attente que le "fer" de la photographe semble repasser.

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