Artiste juive : L’hyperréalisme onirique de Yigal Ozeri

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L’hyperréalisme onirique de Yigal Ozeri

L’hyperréalisme onirique de Yigal Ozeri

De loin les peintures de Ygal Ozeri ressemblent à des photographies tant leur réalisme est patent. Néanmoins les scruter revient à comprendre le décalage qui s’y produit.

Le peintre  ne cherche pas à rassembler « du » réel mais à le défaire. Peut-être selon une discontinuité douloureuse loin de toute consolation possible.  Pour autant tout espoir n’est pas perdu. Le corps résiste en dépit d’ictus qui en ponctuant l’absence et la disparition tant de tels présences semble échapper au réel là où une proximité à la réalité crée son éloignement.

L’hyperréalisme onirique de Yigal Ozeri

L’hyperréalisme onirique de Yigal Ozeri

 

Chaque toile emplit l'espace d’une sourde mélopée par la rythmique de l'Imaginaire. Elle impose un tempo uniforme au sein de scènes qui ne sont que suggérées et où la femme est une apparition.

L’œuvre devient  la source d'une mélodie défaite avec l'affirmation d'un manque, d'une incertitude.  Elle exprime à la fois la perte irrémédiable et une présence irrévocable. Nul ne sait si la ou les femmes auxquelles  se « rattache » la peintre existent et donc, par voie de conséquence, si elle l’écoute, le voit.

Et peut-être pas plus que le spectateur ne les voient elles-mêmes. Le créateur  reste attachée à elles comme si le déploiement de la peinture ne peut accorder de repos à la disparition ou à l’absence.

Chaque  toile représente des moments de sursis et des appels dans le seul tempo des visages et leur présence sourde. Existe une  musique du silence : c’est ce que l'Imaginaire produit de plus intense à travers la « disparition » de femmes dont il ne reste pourtant bien plus que des fragments séduisants. Ozeri ouvre  une zone dans l'esprit ou plutôt  dans l’émotion  qui ne peut être atteint que par la peinture. La femme y est centre et absence. La peinture aussi.

Ygal Ozeri, « The Storm », Zemack Contemporary, Tel Aviv, 2018.

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