Artiste juive :Florine Stettheimer au Jewish Museum, New-York

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Florine Stettheimer au Jewish Museum, New-York

Poétesse et artiste juive. Florine Stettheimer la méconnue.

« Florine Stettheimer: Painting Poetry », Jewish Museum, New-York,  du 5 mai au 24  Septembre 2017.

Florine Stettheimer (1871–1944) est une icône de l’époque du Jazz à New York. Née dans une famille juive aisée de Rochester, elle a étudié à l’  « Art Students League »  de New York City  puis en Europe où elle subit l’influence des peintres et poètes symbolistes et des Ballets Russes avant de revenir à  Manhattan, elle tient un salon avec sa sœur et sa mère et attire vers elles des grands artistes et écrivains de l’époque :  Alfred Stieglitz, Carl Van Vechten, Georgia O’Keeffe, Elie Nadelman, Gaston Lachaise et bien d’autres dont Marcel Duchamp.

Florine Stettheimer au Jewish Museum, New-York

Florine Stettheimer au Jewish Museum, New-York

Le musée Jewish présente une cinquantaine de ses œuvres (dessins, peintures) une sélection  de costumes pour le théâtre, des photographies et des poèmes.

Le musée prouve ainsi la singularité d’une artiste et écrivaine méconnue qui ne dépare en rien au sein du monde de l’avant garde de l’époque. Elle sait autant évoquer des jardins calmes que – et plus particulièrement dans ses poèmes – les lumières, le bruit, la musique de jazz, les marathon de la danse,  les buildings, les bars, les films, leurs artistes et leur voitures de et dans Manhattan.

La curation de Stephen Brown est intelligente et prouve combien la substance active de la poésie  n'est pas  isolable à la manière d’un enzyme. S'il existe une sorte d'essence universelle de poésie elle semble liée à ici à une  étrange association entre les êtres et leur monde.

La réalité poétique fait donc partie de la réalité à physique lié à une époque.

La poétesse et peintre  se sentit libre d'y explorer l'infinité du champs qui s'ouvrait à ses sens,  à son désir de sentir et de comprendre. Elle sut explorer le connu pour  découvrir toujours de l'inconnu.

Jean-Paul Gavard-Perret

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