Artiste juive et israélienne : Lihi Turjeman, traces, matières, temps

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Lihi Turjeman,  traces, matières, temps

Dans son propre atelier Lihi Turjeman crée et tire ses schèmes et des griffures imprégnés de l’histoire de l’art et du monde transformés en sorte de restes. Ils gardent néanmoins ou plutôt imposent leur force et leur beauté.

Lihi Turjeman,  traces, matières, temps

Lihi Turjeman, traces, matières, temps

Chaque œuvre de la jeune artiste israélienne multiplie entre abstraction et figuration des indices et des signes ou des vestiges possèdent une  incontestable beauté diaphane.  Ce qui est montré de manière « ostensible »  provoque t une mise à l’écart. La dissimulation s’impose et s’y expose le modeste et le prosaïque sous diverses formes d’épures.

Le propos est d’offrir l’intact d’une sensation visuelle quasi primitive. L’artifice de « conservation »  par effet de biffure n’est là que pour l’exhausser dans ce qui  tient d’un dépouillement, de l’ellipse et de la simplicité.

Lihi Turjeman,  traces, matières, temps

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L’œuvre s’inscrit totalement dans les problématiques de l’art contemporain sans toutefois en épouser les modes. Et la fascination d’un tel travail tient moins de la pétrification d’objets ou de signes qu’au cheminement d’une ténuité subtile et radicale.

Surgit un présent sans présent puisqu’il n’est pas préservé de la ruine. Il y a là autant un réalisme que son inverse. L’objet ou la trace est extrait de son statut provisoire même s’il appartient au registre le plus précaire que l’on puisse imaginer. Mais il vit soudain d’une autre vie loin d’une simple effusion panthéiste.

 

Lihi Turjeman, Sommer Contemporary Art, Tel-Aviv.

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