Artiste juive: Aline Kominsky-Crumb une femme libre

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Aline Kominsky-Crumb une femme libre
Aline Kominsky-Crumb une femme libre

 

La dessinatrice de Comics américaine Aline Kominsky-Crumb, est née en 1948 dans le milieu juif new yorkais. Ses parents n'aiment pas qu'elle s'attarde sur les B.D. "ces trucs qu'on lit haux toilettes" et elle commence la peinture à l'huile dès 8 ans . Mais son grand-mère l'initie aux spectacles  des comédiens juifs comiques de Brooklyn comme Jackie Mason ou Joey Bischop. La bande dessinée va devenir la synthèse entre scène et peinture.

Considérée comme "la grand-mère du comics de l’épanchement ». Elle a inventé ce qui est considéré comme le premier comics autobiographique féminin avec « Goldie : A Neurotic Woman ».

Elle a conçu son propre langage graphique fait de traits marqués qui soulignent son observation du réel dans des oeuvres le plus souvent autobiographiques. On citera entre autre s "Love That Bunch", "The Complete Dirty Laundry Comics (en collaboration avec son mari Robert Crumb et sa fille Sophie) ou encore "Need More Love: A Graphic Memoir" (son chef d'oeuvre).

La "jewish princess de Long Island" travaille depuis sans arrêt. En collaboration Crumb revenant sur la côte Est il crée des strips pour le New Yorker et s'installent un temps en France  dans les Cévennes. Aline Kominsky  fait alors partie des féministes qui aiment les hommes et s'arrogent le droit de dessiner des sexes masculins, le tout dans l’autodénigrement en fidélité à l’humour juif :

"Jackie Mason, Kafka. Ça, c’est ma tradition. Je ne peux pas envisager l’humour autrement. Je trouve ça très drôle. Et parce que c’est blessant de faire ça à quelqu’un d’autre, je me le fais à moi" écrit la créatrice parfois villipendée  par ces consoeurs féministes radicalistes.
Mais la fille "d' un criminel raté et d'une mère véritable alligator, un monstre, mais je l’aime bien, elle est formidable" prend soin d'ajouter : "C’est bien de détester sa mère, mais il faut que ça s’arrête un jour". Ce qui ne l'empêche pas (au contraire) de vivre en femme libre aux côté de Crumb "qui a toujours été un jeune vieux. Maintenant, c’est un vieux jeune" précise-t-elle. Comme pour lui, chez son épouse le sexe dans ses dessins n’est pas pornographique mais grotesque et en rien érotique.  "Je fais ça parce que c’est important pour toutes les femmes" ajoute celle ne cesse de transformer son cri de colère en grand rire visuel mais toujours en représentant ses cheveux avec une minutie particulière. C'est là sa seule auto-coquetterie...

JPGP

 

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