Artiste juif : Michael Kerstgens et la "trivialité positive"

Actualités, Artistes, Culture - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest
Artiste juif : Michael Kerstgens et la "trivialité positive"

Michael Kerstgens et la "trivialité positive"

Né en 1950 à Llanelli au pays de Galles Michael Kerstgens vit depuis son adolescence en Allemagne. Il a couronné ses études de photographie à l'Université d'Essen par un projet "La vie des Juifs en Allemagne" qui le fait remarquer.

Il devient d'abord photographe freelance pour des éditions et entreprises nationales et internationales puis, après de nombreux périples en tant que reporter, il est devenu professeur de "photographie documentaire" à la faculté Hochschule Darmstadt. Il vit désormais à Oberhausen.

Influencé par sa culture juive, il la défend et l'illustre dans des photos documentaires d'une qualité exemplaire. Existe en elles de l'émotion mais sans le moindre pathos. Ses prises recèlent souvent de fabuleux reliefs tourmentés de la vie de divers groupes entre autres en Allemagne, Royaume-Uni et en ex URSS.

Les photographies sont parfaitement structurées et sont là pour soustraire le regardeur à toute propension à l’indifférence. Au radicalisme minimalisme, l'artiste préfère la saisie du monde dans tous ses états offerte en noir et blanc pour dégager des échos particulier.

La pâle existence périurbaine, l’ennui des campagnes, la banalité sont transformés jusqu'à créer un "trivial spiritual" capable de générer des émotions profondes. C'est pourquoi l'expression "trivialité positive" de Baudelaire convient parfaitement à une telle approche.

JPGP

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi