Artiste juif et israélien : Ar Amon David , tout ce qui reste

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Ar Amon David : tout ce qui reste

Ar Amon David : tout ce qui reste

"Keep going", exhibition, MZ Project room and Gallery, Berlin, Germany, 2019.

Ar Amon David : tout ce qui reste

Ar Amon David : tout ce qui reste

Né à Herzliya en Israël, Ar Amon David montre l'usure du temps sur les êtres et sur les choses jusqu'à souligner "tout de qui reste" (Beckett) : cela entraîne une déflagration, un déferlement. Souvent tout s'éteint dans une oeuvre de telles secousses restent assourdies et retenues. Cela suinte et chuinte. N’existe qu’un murmure, mais un murmure vibrant là où Ar Amon David caresse en nappes de couleurs ce qui avance dans la ténèbre blanche en souvenir de la vie parfois passée et de sa germination.

Tout se passe ainsi selon l’injonction de Blanchot : « voir comme il faut ce n’est plus essentiellement mourir ». Il ne s’agit plus (ou mal) de faire reculer l’échéance, juste de se laisser encore saisir un peu par la tendre indifférence du monde en douces et graves sensations à travers un mouvement brisé et mélodieux.

Ar Amon David : tout ce qui reste

Ar Amon David : tout ce qui reste

Surgissent souvent l'abandon programmé, l'absence, la nécessaire absence, l’éclatement retenu d’une combustion intime, une adhérence étroite mais aussi la perte d'un contrôle et sa retenue. Ici les portraits et paysages provoquent d'étranges présences là où l'existence n’a que peu ou plus de sens. Nous sentons une présence. C’est tout. Elle n’a rien de forcée. L'oeuvre nous fait voir d’étranges présence pour atteindre radiations d’autres gradients que ceux que la peinture réaliste généralement présente.

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