Artiste juif : Assaf Shaham éloge de l’image et de l’existence

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éloge de l’image et de l’existence Assaf

Assaf Shaham : éloge de l’image et de l’existence Assaf Shaham, Braverman Gallery, Tel Aviv

Maître du digital Assaf Shaham ( né en Israël en 1983) revisite autant l’histoire du monde comme celle de la photographie.
Il transforme les images avec autant d’humour (presque noir) que d’intelligence et de poésie.  Dans la série “Full Reflection” il crée des scanographes qui réinvente des photogrammes d’artistes tels que Man Ray, Moholy-Nagy  que de Lisa Oppenheim et Walead Beshty.

Le résultat est toujours surprenant et magique.  Dans une autre série il a pris un livre d’August Sander rassemblant des portraits d’Allemands du début du XXème siècle. Il les a découpés pour inverser l’absence en présence. Il s’est servi aussi d’un livre de Weston Price –-dentiste et chercheur en nutrition -  pour approfondir de manière indirecte bien des désastres du siècle passé.

Asaasf Shaham éloge de l’image et de l’existence

Asaasf Shaham éloge de l’image et de l’existence

 

Ce ne sont là que quelques exemples d’une œuvre déjà immense et diverse d’un photographe qui s’impose sur la scène internationale. Il sait jouer de la puissance des images jusqu’à faire des agrandissements d’une image du « Blow up » d’Antonioni pour une nouvelle fois transformer la donne première en un agrandissement de l’agrandissement en un vertige et une mise en abîme.

Mais le monde lui aussi est soumis à de telles transformations comme dans sa vision de ses propres « Twin Towers » démesurées et modifiées ou les images d’un Musée d’Israël dont les œuvres sont remplacées par des panneaux d’art quasiment conceptuel pour cause de guerre.

Asaasf Shaham éloge de l’image et de l’existence

Asaasf Shaham éloge de l’image et de l’existence

Les résultats de ses recherches et expériences restent toujours puissantes.

La photographie devient le  lieu de convergence de diverses tensions. Symbolique (mais pas seulement) ses dents rappellent à l’être que le danger rôde quel que soit sa religion ou sa couleur de peau. Mais l’artiste ne se contente jamais d’un contrat tacite avec la mort.

Surgit une  transcription poétique afin que la vie s’érige. Le travail repose donc sur la transformation du monde comme de ses images. Et l’oeuvre est bien plus que la  fiction de la vie passée.

Les photographies  prolongent des éclosions et des vibrations. Le cycle complet de la vie renaît.  Dépassant le réel comme la métaphore ou le symbole, Assaf Shaham décapsule les apparences, laisser échapper à l'horizon de son travail  les mirages de nouvelles émergences.

Il sollicite l'imaginaire et oblige à une autre manière de réfléchir sur le sens du monde et celui des images. Passionnant.

JPGP

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