Antisémitisme : témoignage poignant d’un ancien interné du camp de Douadic

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Dans le cadre de la Journée nationale des persécutions racistes et antisémites, un hommage a été rendu aux victimes, à la stèle de Douadic, jeudi. Georges Feldmann, président départemental de l’Association France-Israël -

Les amis d’Israël, a rappelé que « 80 ans auparavant, furent érigés ici des baraquements. En 1942, ils servirent de centre de regroupement pour Israélites, en vue de leur transfert vers Drancy ».

Il a évoqué les nouvelles formes d’antisémitisme. « Aujourd’hui, il se traduit par des incivilités, et croît avec l’antisionisme vectorisé par les réseaux sociaux. Pour l’assassinat de Sarah Halimi, l’ordonnance rendue le 12 juillet a estimé que le discernement du suspect était aboli au moment des faits, suite à une bouffée délirante due au cannabis… »

Charles Pierre Jedynak, rescapé, médecin-neurologue à Paris, avait 2 ans et demi lorsqu’il a été interné ici, avec sa mère.

« Nous avons fui Paris, passé la ligne de démarcation, en vain. Mon père avait été emmené en 1941. Les résistants nous protégeaient. Je voudrais parler de tout cela dans les écoles, et j’ai écrit sur ces choses ; cela me semble capital. Je remercie les gens du village de Fléré-la-Rivière, où nous avons été placés en 1943, en résidence surveillée, parce que j’avais une mauvaise santé… »

L’homme se rappelle des conditions de vie, au camp. « A Douadic, les conditions d’hygiène étaient désastreuses. J’avais des poux dans les yeux, les cils… Ce qui était ancré, c’était la peur, quand ma mère allait travailler à Châtillon, que les camions allemands reviennent… »

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