Une plainte déposée après des incidents devant la synagogue de Strasbourg

Antisémitisme/Racisme - le - par .
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Le consistoire  du Bas-Rhin a déposé plainte après des incidents survenus samedi devant la synagogue de Strasbourg. Dans un communiqué, le consistoire explique avoir déposé plainte auprès du procureur de la République "suite aux actes et agressions antisémites répétés que la communauté juive a subis ces dernières semaines et suite à l'attaque" de la Grande synagogue de Strasbourg samedi dernier. Selon une source judiciaire, la plainte a été déposée pour diffamation et injures à caractère racial.

Les faits se seraient produits samedi vers 18H00, après la manifestation contre l'intervention israélienne à Gaza qui a réuni plus d'un millier de personnes dans les rues de Strasbourg. Selon une source policière, une quarantaine de jeunes seraient alors arrivés en tramway à la synagogue. Des projectiles auraient été lancés sur les murs de l'édifice et des propos antisémites auraient été tenus. Des voitures ont aussi été dégradées dans une rue proche de la synagogue. Onze jeunes de 14 à 18 ans ont été interpellés puis remis en liberté, selon une source judiciaire. L'enquête, toujours en cours, a été confiée à la brigade criminelle.
Le consistoire, la communauté juive de Strasbourg, le CRIF et l'UEJF ont appelé à un rassemblement qui a réuni 400 personnes jeudi à Strasbourg, place de la République. "Unissons-nous tous pour faire barrage à la haine", a déclaré une porte-parole de l'UEJF. Jeudi matin, le maire PS de Strasbourg, Roland Ries, a reçu des représentants du consistoire et s'est rendu à la synagogue pour y rencontrer le Grand Rabbin René Gutman. "Dans le droit fil de l’Appel de Strasbourg du 8 janvier dernier (voir l'article du 9 janvier), signé par les responsables des quatre cultes juif, catholique, protestant et musulman, le maire a tenu à manifester sa sympathie personnelle et celle de l'ensemble de la population strasbourgeoise à l'égard de la communauté juive de la ville. Il a rappelé que les actes d'offense ou d'agression physique à l'encontre des lieux de culte quels qu’ils soient sont inadmissibles", précise un communiqué de presse.
Ces débordements ont suscité l'indignation de plusieurs élus UMP qui ont notamment dénoncé une "expédition punitive" menée "à l'heure de Shabbat".
Dans un communiqué, le Collectif judéo-arabe et citoyen pour la paix de Strasbourg ainsi que l'Union Juive Française pour la Paix, associations co-organisatrices de la manifestation de samedi, ont pour leur part souligné que ces "incidents regrettables" ne relevaient "en aucune façon de la responsabilité des organisateurs".

Vos réactions

  1. gouinguenet.agnes@orange.fr'Agnès GOUINGUENET

    Bonjour Alliance.

    Ayant habité plus d’un an dans le quartier de la Synagogue de la Paix à Strasbourg, je suis particulièrement affligée par ces violences irraisonnées, engendrées et attisées par un conflit tragique en une Terre dite Sainte.
    Monsieur Roland Ries a eu bien raison de réunir les représentants des quatre cultes religieux majoritaires, afin de calmer le jeu.
    L’absence totale des agnostiques et athées modérés dans le débat n’est-il pas en faveur d’une sorte d’enfermement sur eux-mêmes des croyants ayant un
    certain pouvoir ?
    Si les religieux n’acceptent pas de parler avec ceux qui doutent voire même sont incroyants, comment espérer que des théologies très différentes arrivent à s’entendre vraiment ?

    Shalom.

    Docteur Agnès Gouinguenet.

    N.B. Un grand merci de me tenir au courant.

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