Théatre juif :Adolf Cohen de Jean-Loup Horwitz

Antisémitisme/Racisme, Artistes, Coup de théâtre, Culture - le - par .
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« Adolf Cohen » est une belle pièce pleine d'humanité. Elle narre une histoire bien connue : celle des enfants juifs que leurs parents ont confié à des goyim pour les protéger et qui ont été baptisés. Aucun manichéisme, ni dans le jeu ni dans le texte, mais un fil rouge tout à fait crédible : celui d'un enfant épris de spiritualité qui force ses parents non pratiquants à cuisiner cacher puis se retrouve entre les mains d'une fermière antisémite (qui ignore son identité) et enfin au séminaire. On croit complètement à cette foi qui se fixe sur les différentes version de Dieu qui lui sont successivement présentées, avant de basculer dans le règlement de comptes avec la divinité et la foi en l'homme. Une des qualités de la pièce est de présenter Adolf Cohen avec les psychologies de son âge à chaque épisode de sa vie. Il se pense abandonné de ses parents, ne comprend rien au rôle des intermédiaires, tombe amoureux de sa mère de substitution, est impressionné par la liturgie catholique, comprend que le curé du village veut le protéger en l'envoyant au séminaire, se satisfait des études théologiques, vit mal les cachotteries qui lui sont faites lorsque sa mère le recherche, a besoin de faire le point, s'étourdit dans le Saint-Germain-des-prés de l'après-guerre, préfère partir vers la terre promise plutôt qu'en Amérique. Qu'y a-t-il de surprenant à tout cela ? Rien. Et peu importe que, pour une fois, la trame de la pièce soit révélée. Car elle est bien plus que cela : un concentré de tendresse et de vérité psychologique comme on en voit rarement. Même si le comédien n'a pas l'âge de l'enfant (et peu importe dans la mesure où la pièce n'est qu'un flash-back géant). Quant à sa partenaire, on est ébloui par la façon dont elle enfile successivement les psychologies des différentes femmes de sa vie avec aisance et vérité. Le rythme est bon. On croit autant aux personnages qu'aux situations. Que demander de plus ? Pierre FRANCOIS « Adolf Cohen », de Jean-Loup Horwitz. Avec Isabelle de Botton et Jean-Loup Horwitz.

Réservation :01 48 07 52 07 comédie-bastille
Rue Nicolas Appert 75011 Paris
Métro : Richard Lenoir

Face aux anciens locaux de Charlie Hebdo se joue actuellement ADOLF COHEN, un hymne à la vie contre les conséquences catastrophiques des dogmes religieux et politiques.

« Adolf Cohen » est une belle pièce pleine d'humanité. Elle narre une histoire bien connue : celle des enfants juifs que leurs parents ont confié à des goyim pour les protéger et qui ont été baptisés.

Aucun manichéisme, ni dans le jeu ni dans le texte, mais un fil rouge tout à fait crédible : celui d'un enfant épris de spiritualité qui force ses parents non pratiquants à cuisiner cacher puis se retrouve entre les mains d'une fermière antisémite (qui ignore son identité) et enfin au séminaire.

On croit complètement à cette foi qui se fixe sur les différentes version de Dieu qui lui sont successivement présentées, avant de basculer dans le règlement de comptes avec la divinité et la foi en l'homme.

Une des qualités de la pièce est de présenter Adolf Cohen avec les psychologies de son âge à chaque épisode de sa vie.

 

Adolf cohen avec isabelle bottin au théâtre de la bastille

Adolf Cohen avec Isabelle Botton au théâtre de la Bastille

Il se pense abandonné de ses parents, ne comprend rien au rôle des intermédiaires, tombe amoureux de sa mère de substitution, est impressionné par la liturgie catholique, comprend que le curé du village veut le protéger en l'envoyant au séminaire, se satisfait des études théologiques, vit mal les cachotteries qui lui sont faites lorsque sa mère le recherche, a besoin de faire le point, s'étourdit dans le Saint-Germain-des-prés de l'après-guerre, préfère partir vers la terre promise plutôt qu'en Amérique. Qu'y a-t-il de surprenant à tout cela ? Rien.

Et peu importe que, pour une fois, la trame de la pièce soit révélée. Car elle est bien plus que cela : un concentré de tendresse et de vérité psychologique comme on en voit rarement. Même si le comédien n'a pas l'âge de l'enfant (et peu importe dans la mesure où la pièce n'est qu'un flash-back géant).

Quant à sa partenaire, on est ébloui par la façon dont elle enfile successivement les psychologies des différentes femmes de sa vie avec aisance et vérité. Le rythme est bon. On croit autant aux personnages qu'aux situations. Que demander de plus ?
Pierre FRANCOIS
« Adolf Cohen », de Jean-Loup Horwitz. Avec Isabelle de Botton et Jean-Loup Horwitz.

Il y a eu un moment dans l’Histoire où s’appeler Adolf Cohen pouvait poser quelques problèmes… Du ghetto au kibboutz, en passant par Paris ou la campagne française, occultant son judaïsme – mais jamais son humour - pour tomber avec ferveur dans la religion catholique, la vie d’Adolf est un tourbillon. Et comme si ce n’était pas assez, déçu de l’Europe même apaisée, il la quitte pour le Moyen-Orient en flammes. Cheminant avec cette évidence qui s’impose à lui, que les dogmes religieux ne conduiront jamais à la Paix des Hommes.

Adolf Cohen, un oxymore pour la Paix ou quand la petite Histoire rencontre la Grande

Ici zéro pathos, c'est avant tout l'humour qui sert un texte proche du conte où s'entremêlent réalités historiques et philosophie de vie.

Je ne saurais vous en dire davantage tellement l'écriture est fine et le traitement pur (Nicole et Jacques ROSNER ont signé la mise en scène).
C'est manifestement une pièce universelle que chacun d'entre nous devrait voir, écouter, retenir ... L'époque le demande.

Adolf Cohen est l’histoire tendre et émouvante d’un enfant qui traverse les tempêtes du siècle dernier avec sa naïveté et son humour. C’est aussi le parcours d’un homme dans son rapport avec les trois femmes de sa vie, sa mère biologique, Juive, sa mère d’adoption, Catholique, et celle qu’il aime en Israël, Musulmane Palestinienne…

Adolf Cohen est un hymne à la Paix, à l’Espoir, un hymne humaniste qui résonne fort dans notre actualité.
Du jeudi au samedi 19h - Dimanche 15H
A partir du 3 octobre :
pour réserver cliquez-ici
32 € et 27 €*
Tarif Jeune (moins de 26 ans)
10 € au guichet ou 11 €* sur notre site internet
en fonction des places disponibles *Frais de réservation inclus
De : Jean-Loup HORWITZ
interprète(s) : Isabelle De Botton, Jean-Loup Horwitz
Mise en scène : Nicole Rosner, Jacques Rosner
Costumière : Chouchane Abello
Créateur Son : Professeur Inlassable
Lumières : Stéphane Baquet
Attachée de presse : Sandra Vollant
Attachée de production : Sylviane Vassy
Spectacle : SNES
A l ‘affiche à Paris
A partir du 17/09/2015

 

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