Recueillement de la communauté juive à la synagogue de Bagatelle

Antisémitisme/Racisme - le - par .
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Recueillement et inquiétude, hier à la synagogue de Bagatelle, visée par une tentative d'incendie, lundi soir.
Le rabbin de Toulouse, Lionel Dray mène la prière lors d'une cérémonie inquiète et recueillie, hier à la synagogue Chaare emet, rue Rembrandt. Photo DDM, Michel Viala.
Le rabbin de Toulouse, Lionel Dray mène la prière lors d'une cérémonie inquiète et recueillie, hier à la synagogue Chaare emet, rue Rembrandt. Photo DDM, Michel Viala.

Comme les membres d'une famille cherchent du réconfort après un événement douloureux, la communauté juive de Toulouse s'est réunie hier pour une cérémonie à laquelle les élus de gauche et de droite ont pris part, dans la synagogue Chaare emet (« les portes de la vérité »), rue Rembrandt. Celle-là même qui avait été victime d'une tentative d'incendie, lundi soir.

Mortifiés par ce qu'Armand Partouche, le vice-président de l'Association cultuelle israélite de Toulouse n'hésite pas à qualifier d'« attentat », les Juifs de Toulouse se sentent intimement, personnellement atteints.

« ça fait très mal, décrit Stéphane Attia. J'étais en pleurs quand j'ai appris ce qui s'était passé. Nous sommes profondément touchés », explique ce jeune homme dont le père vit à Ashdod, « sous les bombes ».
De Toulouse à Gaza

Comme Stéphane, la communauté juive de Toulouse craint une importation du conflit à Gaza. Et que ce contexte international brûlant réactive les réactions violentes que Toulouse avait connues lors de l'intifada de 2002.

Dans la synagogue, placée sous haute surveillance policière - la police était postée aux extrémités de la rue Rembrandt comme à l'intérieur du lieu de culte - chacun trouve soutien et réconfort auprès de l'autre. Armand Partouche s'indigne : « Il est assez extraordinaire, en 2009, d'avoir à se protéger parce que nous sommes menacés dans notre environnement. »

Nicole Yardeni, présidente régionale du Conseil représentatif des institutions juives de France dit que « c'est un travail difficile d'être juif », qu'il faut parler parce que « parler c'est ce qui nous répare » et Alice, dans l'assistance la prend, la parole, entre émotion et colère : « Nous devons constamment nous justifier d'être juifs et de la légitimité de l'État d'Israël ! »

Qu'il est difficile, à la vérité, de faire abstraction des événements de Gaza… Lionel Dray, le rabbin de Toulouse invite d'ailleurs à la prière non seulement pour atténuer la peine et l'émotion que la tentative d'incendie de la synagogue a suscitées, mais aussi pour les dix soldats israéliens morts au front et pour Gilad Shalit, le soldat retenu en otage à Gaza depuis 2006.

Plus politique, Armand Partouche dirige ses prières vers « Tsahal qui se bat contre des terroristes lâches retranchés derrière des écoles et des hôpitaux », avant d'en appeler à « la paix pour les deux peuples ». Ainsi soit-il.

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