L'auteur présumé de l'attentat de la rue Copernic arrêté 28 ans après au Canada

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coper.jpgL'auteur présumé de l'attentat qui avait fait quatre morts près de la synagogue de la rue Copernic à Paris (XVIe) en 1980, un Libano-Canadien d'origine palestinienne, a été arrêté jeudi au Canada 28 ans après les faits sur mandat d'arrêt international de juges français.

Selon L'Express qui a révélé l'affaire sur son site internet, cet homme de 54 ans, Hassan Diab, a été interpellé à Gatineau, au Québec, par la gendarmerie royale canadienne.

Son arrestation a été confirmée par la police fédérale canadienne.

"Mon client est innocent, il n'a rien à faire là-dedans", a déclaré son avocat Me René Duval. Il a ajouté qu'il demanderait sa remise en liberté lors d'une comparution prévue vendredi après-midi au Palais de justice d'Ottawa.

M. Diab a été arrêté à 11H45 locales, a confirmé une source judiciaire à Paris qui a précisé que les deux juges antiterroristes parisiens chargés de l'affaire, Marc Trévidic et Yves Jannier, devaient très prochainement se rendre au Canada afin notamment de s'enquérir de son extradition vers la France.

L'homme est soupçonné par la justice française d'avoir confectionné l'engin explosif posé dans la sacoche d'une moto à quelques mètres de la synagogue de l'Union libérale israélite et qui avait explosé le 3 octobre 1980, vers 18h40, tuant trois Français et une Israélienne.

Des perquisitions étaient en cours jeudi, a ajouté cette source judiciaire. Selon L'Express, elles viseraient le domicile et le bureau de M. Diab, qui enseigne la sociologie à l'université d'Ottawa.

La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a félicité les policiers "qui ont une nouvelle fois démontré la détermination de la France à combattre sans relâche le terrorisme".

Françoise Rudetski, la fondatrice de l'association SOS Attentats, aujourd'hui dissoute, a pour sa part salué le "travail de fourmi et l'obstination des enquêteurs" tout en espérant la prochaine extradition vers la France de M. Diab.

Les juges antiterroristes français se sont intéressés à Hassan Diab après que l'Allemagne leur a communiqué un fichier, "acheté" dans dans conditions non précisées, d'activistes du Front populaire de libération de la Palestine-Opérations spéciales (FPLP-OS) dans lequel figurent notamment les noms des membres du commando de la rue Copernic.

L'attentat de la rue Copernic n'avait pas été revendiqué mais les enquêteurs soupçonnent le FPLP-OS, un groupe palestinien opposé à Yasser Arafat.

En octobre 2007, les juges français avaient lancé une commission rogatoire internationale au Canada visant M. Diab, relançant l'enquête. Il s'était déclaré "victime d'une homonymie".

"Je n'ai jamais appartenu à aucune organisation palestinienne, ni milité politiquement", avait-il assuré.

René Duval avait indiqué que son client, M. Diab était étudiant à Beyrouth à l'époque de l'attentat de la rue Copernic et s'était ensuite installé aux Etats-Unis pour des études de doctorat.

Ils ont notamment mis la main sur une fiche d'hôtel parisien remplie par le suspect lors de son séjour au moment de l'attentat de la rue Copernic et effectué des comparaisons graphologiques probantes avec des documents officiels remplis par Hassan Diab lors d'un séjour aux Etats-Unis, ajoute le site de l'hebdomadaire.

De même, une photo du suspect datant de 1981 présenterait une ressemblance troublante avec le portrait-robot dressé par des témoins.

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