L'antisémitisme du Moyen-âge à nos jours...

Antisémitisme/Racisme - le - par .
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Introduction
Pourquoi cette exposition ?
Les débuts de l'antisémitisme
Images chrétiennes des juifs
La Première Croisade
Les mythes antijuifs
La discrimination systématique
L'usure
Les expulsions et la peste noire
Les juifs de Pologne et de Lithuanie
L'émancipation
L'antisémitisme populaire
L'antisémitisme politique
L'affaire Dreyfus
Les « Protocoles des Sages de Sion »
Les pogroms en Russie
L'antisémitisme sous le régime soviétique avant 1941
L'antisémitisme en France avant la Seconde Guerre mondiale
Les théories raciales des nazis
Les mesures antijuives (1933-1939)
La Seconde Guerre mondiale : la persécution et le meurtre systématique des juifs d'Europe
La collaboration
Vichy: un État français antisémite
Les camps de la mort - La destruction des juifs dEurope
L'antisémitisme en Union soviétique depuis 1945
L'antisémitisme en Europe de l'Est et en Russie depuis 1985: de vieilles idées refont surface
L'antisémitisme dans le monde arabe
Le négationnisme
L'antisémitisme à notre époque
Propagande haineuse sur l'Internet
L'antisémitisme en France après la Seconde Guerre mondiale

 

Introduction

L'antisémitisme accompagne l'histoire du peuple juif depuis toujours.
Une équipe d'historiens néerlandais a travaillé sur l'évocation des périodes de persécution les plus marquantes.
L'exposition proposée aujourdh'ui est un voyage dans le temps et dans l'espace.
Elle raconte en mots et en images, grâce à une recherche iconographie approfondie, les sombres épisodes de la mémoire juive à travers un assemblage de trente panneaux thématiques allant de la premièr croisade à l'antisémitisme contenporain sur Internet.
Le moyen-Age, la Montée de l'antisémitisme, le Nazisme, et la Shoah sont les trois grands chapitres qui composent cette exposition à vocation pédagogique.
Il s'agit d'abord d'informer le visiteur sur les origines de cette idéologie de la haine et sur son cheminement à travers les siècles.
Mais ce projet a aussi pour ambition de susciter dans l'esprit de tout à chacun la volonté de défendre les valeurs universelles que sont la tolérance, le respect de la différence et des Droits de l'Homme.
Cette réalisation a été inspirée par Ernest Nives, survivant de la Shoah,, en hommage à sa mère disparue dans la nuit de Birkenau.
Aujourdh'ui il invite le public français à le rejoindre dans le combat de la mémoire.

Pourquoi cette exposition ?

Les préjugés à l'égard des gens ou des cultures peu connues apparaissent dans tous les pays et à toutes les époques.
Certains préjugés sont anodins, ; toutefois d'autres sont beaucoup plus pernicieux et peuvent engendrer oppression et persécution.

Historiquement , les Juifs sont certainement l'un des peuples ayant le plus souffert des préjugés.

En Europe, la haine des juifs est ancrée dans le christianisme, religion qui s'est développée à partir du judaisme.
Durant des siècles, les Juifs ont été la seule minorité religieuse de l'Europe chrétienne, souvent mal compris et inspirant la suspicion chez les gens, opprimés par l'Eglise et exploités par les dirigeants.

L'intolérance religieuse a conduit à la discrimination et à l'isolement.
Un climat s'est instauré et a rendu crédible nombre de légendes et de mythes concernant les Juifs et le judaïsme, dont certains subsistent encore de nos jours.
Cependant, en dépit de ce contexte trés difficile, les communautés juives ont entretenu leur religion, tout comme leur traditions sociales et culturelles.

Cette exposition illustre l'histoire des attitudes hostiles aux juifs et de l'antisémitisme actuel, forme d'intolérance qui, durant ce siècle, a ccausé la mort de millions de gens.
L'exposition décrit également l'histoire des Juifs en Europe afin d'apporter la lumière sur leur vie, leu religion et leur culture.
L'histoire de l'antisémitisme démontre combien les préjugés et l'intolérance, peuvent s'avérer dangereux, en particulier en période d'incertitude politique et d'accroissement des tensions sociales.

                                       LES DEBUTS DE L'ANTISEMITISME

 

Les temps bibliques

Abraham, le père des trois principales religions monothéistes (le judaïsme, le christianisme et l'islam.), a prés de 1850 ans avant notre ère, conduit sa famille au pays de Chanaan où allait naître une nouvelle nation - le peuple d'Israël. Au cours de ces siècles avant Jésus-Christ (av, J._C».), les Hébreux (Ancien peuple juif) ont dû subir des persécutions intermittentes car - allant en cela à l'encontre de la couturne répandue à l'époque, qui était d'adopter la religion du lieu ou du dirigeant - ils refusaient pour leur part d'adorer les idoles des royaumes du Moyen Orient. Cette, opposition au culte des idoles était assimilée à de l'entêtement et mal ressentie.

L'antijudaïsme

Après l'avènenement du christianisme unnouvel antijuaisme est apparu. À l'origine., on considérait le christianisme simplement comme une secte juive parmi d'autres,,-,,, puisque Jésus et les disciples étaient Juifs et prêchaient une forme de judaïsine, En l'an 70 de notre ère.. l'état Juif a été détruit par Romee et la plupart des Juifs ont été dispersés à travers l'ensernbie du monde antique,

Les premiers siècles après la crucifixion de Jésus par les Romains ont été ténioins d'une coexistenceparfois pacifique, parfois lourde d'animosité - entre les adeptes du judaïsme et du christianisme, qui cherchaient à faire du prosélytisme pour leur foi respective dans les mêmes pays.

Avec la conversion des empereurs romains, le christianisme est devenu la seule religion officielle de l'Empire et les premiers pères (le l'Eglise se sont efforcés de l'établir en tant que successeur du . Judaïsme.
La réticence des Juifs à accepter Jésus comme le Mcssie a été assimilée à une menace pour les dirigeants romains et la foi chrétienne, Dans la mesure où les deux religions procédaient ['une comme l'autre de la Bible hébreue.
les Chrétiens on cherché à établir la validité de leur nouvelle relligion en prétendant qu'elle remplaçait le judaisme

Le Moyen Age

Au cours des trois siècles qui ont suivi (de 300 à 600 de notre ère) a vu le jour un nouveau schéma de discrimination institutionnalisée vis-à-vis des Juifs .l'on a successivement interdit les mariages mixtes entre Juifs et Chrétiens (.399), écarté les Juifs des hautes sphères, gouvemementales (439 ),et exclu leur témoignage à charge contre des Chrétien,,; devant les tribunaux (53 1), Parallèlement à la mise officielle des Juifs au ban de la société, il s'est développé à leur sujet en Europe du Nord certaines idées bizarres qui présageaient l'antisémitisme du 20è` siècle. Le bruit a couru que les Juifs avaient une queue et des cornes et se livraient au meurtre rituel de Chrétiens. Cette demière assertion, désignée sous le terme de "libelle du sang", a germé en 1150 dans l'imagination deThornas de Monmouth pour expliquer la mort mystérieuse d'un petit Chrétien, On la retrouve. régulièrement dans les rnythes anglais et allemand.
Au sein de diverses conimunautés, les Juifs se sont subitement vu accuser d'avoir ernpoisonné des puits.

 

                                             Images chrétiennes des juifs

Dans l'Europe du Moyen Âge, le christianisme est la religion dominante. Non seulement l'Église catholique détient-elle la plus haute autorité morale, mais encore les évêques coopèrent-ils avec la noblesse dans le gouvernement des états chrétiens. Puisque l'origine du christianisme remonte aux communautés juives du ~oyen-Orient, l'attitude de l'Église envers les juifs reste indécise : faut-il obliger ou inciter tous les juifs à se convertir au christianisme, ou faut-il leur permettre de continuer de pratiquer leur religion, avec de nombreuses restrictions, en les maintenant en marge de la société et en leur rappelant constamment la supériorité du christianisme sur le judaïsme ? Dans beaucoup d'églises apparaissent des images symbolisant la « Victoire du christianisme (Ecclesia) sur le judaïsme (Synagoga) ». Les juifs sont dépeints comme des traîtres et des déicides. Souvent, ils sont représentés avec un porc - image particulièrement insultante puisque la religion juive considère les porcs comme impurs. Puisque le christianisme est devenu la religion officielle de l'Empire romain, de nombreuses illustrations bibliques du ~oyen Âge minimisent le rôle des Romains dans le procès et la crucifixion du Christ. Ce sont plutôt des juifs vêtus de costumes moyenâgeux qui sont représentés comme les principaux coupables. » À une époque où la grande majorité de la population est illettrée, cette iconographie d'église joue un rôle essentiel dans la propagation d'une image négative des juifs et du judaïsme.

La Première Croisade

Pendant les 700 premières années du christianisme, les communautés juives d'Europe sont rarement menacées directement. La situation change lorsque le pape Urbain exhorte les fidèles en 1095 à partir en croisade pour libérer Jérusalem des infidèles. En chemin pour Jérusalem, les croisés déciment les communautés juives le long du Rhin et du Danube. « Comment, s'exclament-ils, devrions-nous attaquer les infidèles en Terre Sainte, et laisser en repos les infidèles en notre sein ? ».

Le 25 mai 1096, environ 800 juifs sont assassinés à Worms (Allemagne), et beaucoup d'autres choisissent le suicide. À Regensburg, les juifs sont jetés dans le Danube, pour y être « baptisés ». À Mayence, Cologne, Prague et dans beaucoup d'autres villes, des milliers de juifs sont tués, leurs biens pillés.

Les croisades confirment, dans les dogmes de l'Église et les lois des États de toute l'Europe chrétienne, le statut des juifs comme citoyens de second ordre. Elles inaugurent une période d'oppression et d'insécurité qui ne prendra fin qu'au XVIII', siècle.

Les mythes antijuifs

Au Moyen Âge, la croyance aux miracles et aux légendes est courante. Deux mythes à caractére antijuif font leur apparition en Europe : profanation de l'hostie et meurtre rituel. Ces deux mythes survivront jusqu'au XX' siècle. Selon d'autres croyances populaires du Moyen Age, les juifs portent des cornes et une queue, attributs du diable. En 1215, l'Église proclame que la chair et le sang de Jésus-Christ sont contenus dans l'hostie et le vin consacrés. À partir de cette date, des rumeurs commencent à circuler selon lesquelles les juifs volent, mutilent ou brûlent l'hostie afin de tuer Jésus une fois de plus. Les miracles f ont partie intégrante de ces mythes : l'hostie mutilée saigne, prouvant le bien-fondé de la doctrine et la vérité de la foi chrétienne. Selon l'accusation de meurtre rituel, les juifs tuent des enfants chrétiens afin de satisfaire leur prétendu besoin de « sang chrétien » pour la confection du pain de la Pâque ou pour d'autres rites religieux. Même si le haut clergé et l'État s'opposent dans bien des cas à la propagation de ces rumeurs, celles-ci se perpétuent dans les croyances populaires, soutenues et encouragées par le clergé local, qui transforme les lieux des prétendus meurtres en lieux de pèlerinage.

L'accusation de meurtre rituel sert de leitmotiv aux légendes les plus néfastes et les plus cruelles faisant partie de l'arsenal des croyances antijuives, perpétuant le mythe de la nature mauvaise et inhumaine des juifs et incitant les populations chrétiennes à une vengeance sanglante. Les accusations de meurtres rituels refont surface au XX' siècle en Russie et dans la propagande nazie.

La discrimination systématique

En 1215, ie pape decrète que les juifs doivent porter sur leurs vêtements des marques spécifiques pour les distinguer plus clairement des chrétiens. L'Église veut empêcher les chrétiens de fréquenter des juifs à leurs dépens. Ces signes vestimentaires distinctifs ne sont pas uniformes dans certains endroits, les juifs doivent porter une rouelle jaune ou rouge, ailleurs un bonnet pointu, le « bonnet juif ».

Au fur et à mesure des années, les juifs sont obligés de vivre dans des ghettos entourés de murs. Vu l'interdiction d'agrandir le ghetto, il devient de plus en plus surpeuplé.
La discrimination va encore plus loin, jusqu'à nier un droit encore plus fondamental : les juifs n'ont pas le droit de résider en permanence dans les villes et les villages. De plus en plus, ils doivent s'adonner au commerce, au colportage et au prêt sur intérêt, et sont seulement admis dans les villes pendant une période limitée, lorsque le développement économique exige l'expansion des échanges commerciaux et du crédit. Ils sont frappés d'impôts supplémentaires. Lorsque la situation économique change ou que les marchands locaux sont trop endettés envers eux, leurs permis ne sont pas reconduits. Souvent, les juifs sont purement et simplement expulsés. De nombreuses communautés doivent verser des impôts au roi ou au prince en retour de sa « protection ». Dans les États allemands, les juifs sont considérés comme la propriété de l'Empereur, qui vend aux princes et évêques locaux le droit de les taxer. Souvent, les communautés juives sont tiraillées entre les intérêts économiques rivaux des citadins et des princes locaux « propriétaires » des juifs. 

                                                        L'usure

Pendant la seconde moitié du Moyen Âge, les villes se développent et le commerce connaît une grande expansion. De nombreuses fonctions économiques antérieurement dévolues aux juifs sont prises en charge par d'autres groupes. Un nombre croissant de professions et de métiers s'organisent en guildes. Puisque seuls les membres des guildes sont admis 'à pratiquer ces professions, et que les nouveaux membres doivent prêter serment sur le Nouveau Testament, les juifs en sont en pratique exclus. En Europe occidentale et centrale, les juifs doivent au fur et à mesure renoncer à toutes les professions. En définitive, il ne leur reste que le commerce ou le prêt sur intérêt. De nombreuses communautés juives sombrent dans la pauvreté, et quelques-unes seulement continuent de prospérer. L'Église interdit aux chrétiens de prêter sur intérêt, mais le besoin de crédit augmente dans une économie en expansion. Les juifs sont souvent les seuls prêteurs. Les taux d'intérêts sont élevés en raison des risques et de la pénurie de capitaux.

Les juifs sont identifiés à l'usure, c'est-à-dire au prêt d'argent à des intérêts exorbitants. Un autre stéréotype du «juif » apparaît: le pauvre colporteur d'articles d'occasion. Ces deux images contradictoires des juifs, l'usurier dur et injuste et le colporteur pauvre et rusé, survivront jusqu'au XXe siècle.

Les expulsions et la peste noire

Après les croisades, les expulsions des communautés juives entières deviennent fréquentes. En 1290, tous les juifs d'Angleterre (environ 16 000 personnes) sont expulsés. Ce n'est qu'au XVII' siècle que des communautés s'établissent de nouveau dans ce pays. En 1306, les juifs sont aussi expulsés de France. Des accusations de meutre rituel et des émeutes antijuives aboutissent à des expulsions. Profitant des sentiments antijuifs, les seigneurs locaux, les magistrats municipaux ou les marchands saisissent l'occasion de se débarrasser des prêteurs juifs envers qui ils sont endettés, ou encore qui constituent pour eux des concurrents indésirables. Les intérêts économiques motivent à la fois l'acceptation et l'expulsion des juifs.
Le XlVe siècle est assombri par une immense catastrophe : l'Europe est frappée par la peste. Entre 1348 et 1350, les épidémies tuent des millions de personnes, le tiers de la population européenne. Les causes réelles étant inconnues, les étrangers, les voyageurs et les juifs (la seule minorité non chrétienne dans tous les pays affectés) sont accusés d'avoir répandu la maladie. Beaucoup de gens croient que les communautés juives se vengent des décennies d'hostilité antijuive en empoisonnant les puits et les sources d'approvisionnement en eau. Au fur et à mesure de la progression de l'épidémie depuis l'Espagne et l'Italie, vers le nord jusqu'en Angleterre et en Pologne, environ 3 00 communautés juives sont attaquées et des milliers de juifs sont tués. Dans les États allemands, presque toutes les communautés juives sont expulsées.

En 1478, le pape permet la création d'une Inquisition spéciale en Espagne visant essentiellement la persécution des juifs restés fidèles au judaïsme après les conversions forcées. Des milliers d'autodafés (« actes de foi ») ont lieu, au cours desquels des juifs sont brûlés sur le bûcher, ou étranglés s'ils avouent. En 1492, les Rois Catholiques, Ferdinand et Isabelle, expulsent tous les juifs du Portugal et de l'Espagne, exilant environ 150 000 personnes et détruisant les communautés prospères. Des expulsions sporadiques de communautés juives se poursuiveront en Europe jusqu'au XIXe siècle.

Les juifs de Pologne et de Lithuanie

Les groupes juifs qui émigrent en Pologne et en Lithuanie à partir du XIIIe siècle forment le noyau des communautés juives polonaises et russes. Les rois de Pologne invitent les juifs à s'établir dans leurs États, dans l'espoir de relancer l'économie. Après l'expulsion des juifs d'Espagne et les persécutions qui sépoursuivent en Europe occidentale, la Pologne et la Lithuanie deviennent dès le XVI' siècle le nouveau centre de la vie culturelle juive en Europe.
On y parle le yiddish, mélange d'allemand médiéval et d'hébreu.
Les juifs de Pologne jouissent d'une plus grande liberté dans le choix de leurs professions, mais leur statut juridique reste le même que dans l'Ouest. Certaines villes, comme Varsovie en 1527, reçoivent le privilège « de ne pas avoir à tolérer de juifs », ce qui signifie que les juifs ne sont pas autorisés à s'y établir.
En Lithuanie cependant, les juifs ont pratiquement les mêmes droits que la population chrétienne et commencent à former, avec elle, une classe d'artisans et de marchands. Comme les juifs savent généralement lire et écrire, ils administrent souvent des domaines appartenant à l'État ou à la noblesse, et prennent en mains la perception des impôts ou la vente du sel et de l'alcool. Ce rôle d'intermédiaire entre la noblesse et la vaste paysannerie les rend particulièrement vulnérables pendant les périodes de difficultés économiques.
À la fin du XVI' siècle, la Contre Réforme déclenche non seulement la persécution des protestants, mais encore des flambées de violence antijuive. Les juifs étaient considérés comme des concurrents au plan économique. De plus, leur langue et leur religion et leur tenue vestimentaire différentes en faisaient des boucs émissaires.       

                                            L'émancipation

La Réforme du XVI' siècle suscite une nouvelle appréciation de l'Ancien Testament en hébreu et une meilleure compréhension de la religion juive. Après les ravages des guerres entre protestants et catholiques, l'esprit de tolérance religieuse se répand en Europe, et les attitudes à l'égard des juifs (qui ne sont plus la seule minorité religieuse) commencent à changer. Le Siècle des Lumières - le XVIlle siècle - voit naître de nouvelles tendances en faveur du respect de l'individu, dans l'affirmation de l'égalité fondamentale de tous les êtres humains. Les conditions sont réunies pour que les juifs soient enfin admis en tant qu'égaux dans les sociétés européennes. Les restrictions quant au domicile et à l'exercice d'une profession sont peu à peu abrogées, et les juifs jouissent de droits de plus en plus étendus. Les États-Unis et la France révolutionnaire sont les premiers États à conférer aux juifs le statut de citoyens à part entière. La plupart des États européens les imitent dans le cours du XIXe Siècle. En Russie, toutefois, les juifs doivent attendre encore un siècle (jusqu'à la révolution de 1917) avant d'accéder au statut de citoyens libres.

Au XIXe siècle, dans des pays comme l'Allemagne et la Russie, le débat porte sur la manière de rendre les juifs utiles à la société. Les métiers dans lesquels des siècles de discrimination les ont relégués (petit commerce, colportage, prêt sur intérêt) sont considérés contre nature; leurs coutumes religieuses, leur langue, leur habillement sont jugés barbares. En Allemagne et en Russie, l'émancipation des juifs dépend de leur assimilation. Les juifs profitent de leur liberté nouvelle et entrent dans de nouvelles professions, fréquentent les mêmes écoles et universités que le reste de la population. Mais les juifs sont toujours considérés comme anormaux, et il est leur beaucoup plus difficile de parvenir à l'égalité sociale, d'être acceptés. Beaucoup de non-juifs réagissent avec suspicion, voire avec effroi, lorsque les juifs commencent à sortir de leur isolement et abandonnent leurs occupations traditionnelles.

Les intérêts économiques entrent également en jeu; dans certaines régions, les efforts des juifs pour s'adonner à de nouvelles activités suscitent une vive résistance.

Les nationalistes créent de nouveaux obstacles aux juifs. De plus en plus, les peuples se définissent en fonction d'éléments communs : culture, sang, langue. même les juifs convertis au christianisme et entièrement assimilés sont désormais considérés comme des étrangers. Le nationalisme ravive les intolérances religieuses c'est la base de l'antisémitisme moderne.

L'antisémitisme populaire

Au XIX' siècle, les opinions et les stéréotypes antijuifs changent. L'exclusion des juifs et la discrimination à leur égard ne sont plus fondées sur les seules différences religieuses. Lorsque le terme « antisémitisme » fait son apparition à la fin des années 1870, le statut des juifs d'Europe occidentale est problématique : malgré l'égalité des droits, ils sont perçus comme des étrangers.

Depuis le début du XIX' siècle se répand la notion de « peuple » ou de « nation » : ces entités sont considérées non pas comme de simples regroupements d'individus, mais comme des organismes uniques, déterminés par le climat, la terre et les traditions. Ces idées, largement influencées par le mouvement romantique allemand, vont à l'encontre des principes fondamentaux du Siècle des Lumières.

De manière générale, est qualifiée de juif toute personne indésirable. Pour beaucoup, le juif symbolise la faiblesse, les murs faciles, la laideur physique : l'opposé de l'idéal national.

Nombre de ces nouveaux stéréotypes prennent naissance à une époque d'industrialisation et d'urbanisation croissantes. Ces rapides changements sociaux et économiques sont porteurs de grande tension et de conflits sociaux, et beaucoup considèrent qu'ils sont destructeurs et contre nature. Les juifs quittant la marginalité et profitant des nouvelles possibilités qui s'offrent à eux sont souvent identifiés comme responsables. Ainsi naît à l'époque moderne le stéréotype du juif exploiteur et usurier qui profite du malheur des autres, ainsi que le mythe de la toute-puissante conspiration juive capable d'infléchir le cours des événements à l'echelle mondiale selon sa volonté et pour son seul profit  

                                        L'antisémitisme politique

Vers la fin du XIXe siècle, un nombre croissant d'individus reçoivent le droit de voter. De nouveaux partis se créent, préfigurant les mouvements de masse modernes. Les groupes et les classes qui détiennent le pouvoir depuis des siècles sont aux prises avec un phénomène nouveau : ils doivent se mesurer à d'autres dans l'arène politique. Les partis commencent à recourir aux moyens modernes de propagande de masse afin d'attirer les électeurs. L'exploitation des sentiments antisémites se révèle un moyen efficace de briguer la faveur de l'électorat. Puisque les juifs militent en général dans les partis libéraux et socialistes, les forces conservatrices utilisent une propagande antisémite pour attaquer leurs ennemis politiques, qu'ils prétendent corrompus par la présence des juifs. Pendant la crise économique des dernières décennies du siècle, des partis politiques ayant l'antisémitisme pour seul programme se créent en France, en Allemagne et en Autriche et connaissent pendant quelque temps un très grand succès. ~ais les partis conservateurs ne sont pas les seuls à exploiter les préjugés antisémites. Wme certains socialistes considèrent le capitalisme comme une expression de l'esprit d'exploitation juif; à leurs yeux, la lutte contre le capitalisme doit avoir pour cible le capital juif ou le caractère capitaliste du judaïsme. Ces tendances se manifestant au sein des partis socialistes sont en général combattues par les dirigeants, notamment Jean Jaurès en France et Karl Kautsky en Allemagne.

L'affaire Dreyfus

En dépit de l'égalité conférée par les lois et de l'intégration croissante des juifs dans les sociétés occidentales à la fin du XIXe siècle, l'antisémitisme reste une menace pour eux. À présent, les attaques antisémites sont combattues par les défenseurs des droits de la personne. Ces deux facteurs sont reflétés dans l'affaire Dreyfus, affaire antisémite qui polorisa la société et toutes les forces politiques en France pendant des années. En 1894, le capitaine Alfred Dreyfus est accusé d'être un espion à la solde de l'Allemagne, adversaire de la France pendant la guerre précédente. Seule preuve : quelques mots sur un bout de papier trouvé dans une corbeille par une femme de ménage, et dont l'écriture ne correspond pas à celle de Dreyfus. ~ais Dreyfus est juif, le seul juif de l'état-major général français. Et les juifs sont considérés comme des apatrides, incapables de manifester une loyauté suffisante vis-àvis du pays dans lequel ils vivent. Dreyfus est convaincu d'espionnage, en partie sur la foi de preuves créées de toutes pièces par des officiers antisémites, et condamné à l'emprisonnement à perpétuité. Il est déporté à l'Île du Diable, au large de l'Amérique du Sud. Lors de sa dégradation publique, la foule, incitée par la presse antisémite, hurle des slogans antijuifs. Un j ournaliste prend la défense de Dreyfus, mais le véritable coupable, le commandant Esterhazy, continue de bénéficier de la protection du gouvernement.

L'affaire divise la France en deux camps. D'un côté, le gouvernement, les partis conservateurs, l'Église et l'armée considèrent que l'honneur de la nation ne doit pas être sacrifié pour un juif, qu'il soit coupable ou innocent. De l'autre côté, sous l'impulsion de l'écrivain Émile Zola et de l'homme politique Jean Jaurès, se rassemblent les partisans des droits de l'homme. D'autres procès s'ensuivent, mais il faudra attendre plus de dix ans pour que Dreyfus soit enfin innocenté.

L'affaire a un retentissement mondial. Theodor Herzl, journaliste juif viennois qui assure la couverture du procès, conclut que l'assimilation n'offre aucune protection contre l'antisémitisme, si un juif intégré au point d'être off îcier français n'est pas en sécurité. Si les juifs restent étrangers dans leur pays de résidence, ils doivent fonder leur État. Son livre, LÉtat juif - une solution moderne à la questionjuive, paraît en 1896 et aboutit un an plus tard à la fondation de l'Organisation sioniste.

Les « Protocoles des Sages de Sion »

À la fin du XIX' siècle, à Paris, un auteur inconnu au service de l'Okhrana, la police secrète russe, compose une publication qui est devenue une source d'inspiration importante pour la plupart des théoriciens du complot juif : il s'agit des « Protocoles des Sages de Sion ». Ces « Protocoles » sont censés être le procès-verbal d'une conférence de dirigeants juifs qui complotent pour dominer le monde. Les « Sages de Sion » sont accusés d'empoisonner l'État en répandant les idées libéralistes, en contestant la juste place de la noblesse, en fomentant le désordre social et la révolution.
Les « Protocoles » sont publiés en Russie en 1905. Ils passent d'abord quasi inaperçus, mais il n'en est plus de même après la Révolution. Les adversaires des bolcheviks citent les « Protocoles » pour expliquer les changements soudains et radicaux qui interviennent en Russie et pour justifier les actes de violence antisémite perpétrés pendant la guerre civile russe.
Dès 1921,'il est établi que les « Protocoles » sont un faux : l'auteur a plagié des chapitres entiers d'un pamphlet français datant de 1864 et dirigé contre Napoléon III, où il n'est pas question de juifs.
Malgré cela, les dirigeants du mouvement national-socialiste allemand, notamment Hitler et Goebbels, sont fortement influencés par les « Protocoles ». Dans « Mein Kampf », Hitler revient souvent à la thèse principale des « Protocoles », la prétendue « conspiration juive » qui viserait à dominer le monde et contre laquelle la nation allemande doit se défendre. Ainsi, les « Protocoles » contribuent à justifier la politique nazie de discrimination antijuive et d'extermination.
Après la Deuxième Guerre mondiale, les « Protocoles » font de nouveaux adeptes dans le monde arabe, où ils « expliquent » les défaites militaires des pays arabes en guerre contre Israël. Encore aujourd'hui, des groupes (surtout néo-nazis et antisémites) distribuent cet ouvrage.

                                          Les pogroms en Russie

Dans l'Empire russe, les tsars ne tolèrent pas les juifs, considérés comme ennemis du Christ. Les centaines de milliers de juifs qui sont incorporés dans l'Empire russe après l'éclatement de la Pologne sont autorisés à vivre seulement dans une zone spéciale, appelée « enclave d'établissement » (la « Zone »), où ils tombent sous le coup de nombreuses lois discriminatoires. Les juifs espéraient une amélioration de leur sort, mais ces espoirs furent anéantis par la répression qui suivit l'assassinat du tsar Alexandre Il en 1882. Le gouvernement réagit à l'attentat en recourant à une méthode qui a fait ses preuves : blâmer les juifs. Une vague de pogroms (plus de 200 en 1881 seulement) déferle sur la Zone, déclenchant un exode de réfugiés.

Au début du XX' siècle, le gouvernement tsariste déclenche une guerre avec le Japon pour tenter de détourner l'attention d'un mouvement révolutionnaire de plus en plus puissant. La presse antisémite accuse les juifs de conspirer avec l'ennemi pendant la guerre; la défaite catastrophique de la Russie donne le signal d'une vague de pogroms. Les « centuries noires », groupes nationalistes extrémistes, affirment ouvertement leur programme d'extermination des juifs. ~ais la pire orgie de violence éclate en 1905, lorsque le tsar est obligé d'accorder une constitution. Organisés surtout par la Ligue monarchiste « Union du peuple russe », et avec la collaboration des responsables locaux, des pogroms ont lieu dans plus de 300 villes. Bilan: près de 1000 morts et des milliers de blessés. Comme les pogroms paraissent avoir été autorisés par les autorités, le désespoir se répand dans les communautés juives. Entre 1881 et 1914, on estime que 2 millions de juifs quittent la Russie, la plupart émigrant aux États-Unis.

L'antisémitisme sous le régime soviétique avant 1941

La guerre civile qui éclate après la révolution bolchevique transforme l'Ukraine, où vivent 60 des juifs russes, en champ de bataille. L'Armée d'Ukraine lutte pour l'indépendance tandis que les armées « blanches » cherchent à renverser le gouvernement bolchevique; toutes participent cependani à des attaques antijuives assorties de pillages et de meurtres. Lorsque les Ukrainiens battent en retraite devant l'Armée rouge en 1919, une vague de violence antijuive sans précédent entraîne des dizaines de milliers de morts. Les armées blanches commettent elles aussi pillages, viols et meurtres, reprenant le vieux slogan « Frappez les juifs, sauvez la Russie ». Elles aussi doivent battre en retraite à leur tour'et passent leur rage sur les communautés juives qui se trouvent sur leur chemin. On recense pendant la guerre civile quelque 2 000 pogroms, qui se soldent par environ 100 000 morts et plus d'un demi-million de juifs chassés de leurs foyers.

Les sections juives du parti communiste sont le princi pal instrument qu'utilise le nouveau gouvernement pour appliquer la doctrine marxiste de l'assimilation forcée. La majorité des juifs russes militent dans les diverses organisations sionistes; ils sont les premiers à être éliminés, et des milliers de sionistes sont déportés en Sibérie. L'attaque systématique contre toute religion organisée affecte également le judaïsme. Les synagogues et les écoles sont fermées, les livres et les objets du culte confisqués et dét its. Les titulaires de charges religieuses et communautaires juives, comme les rabbins et les abatteurs rituels, sont contraints à démissionner; ceux qui refusent sont arrêtés et déportés.

À la fin des années 1920, l'emploi de l'hébreu est officiellement prohibé en Union soviétique; c'est la seule langue qui fasse l'objet d'une telle interdiction. Toute éducation religieuse juive est désormais impossible.

               L'antisémitisme en France avant la Seconde Guerre mondiale

En France, la fin du 19ème siècle est marquée par diverses catastrophes nationales : défaite dans la guerre contre la Prusse, perte de l'Alsace-Lorraine et drame de la Commune de Paris. Le nationalisme français; jadis progressiste, cherche maintenant les sources de son inspiration dans le passé; il devient de plus en plus "revanchard", intolérant et antisémite.

L'Action Française ' fondée en 1899 pendant l'affaire Dreyfus, avec à sa tête Charles Maurras, est le mouvement le plus influent. Son idéologie va à l'encontre de tous les idéaux de la Révolution française : il est anti -démocratique, monarchiste et antisémite. Tout ce qui est allé de travers, un jour, dans lHistoire française, est imputé aux Juifs, censément la communauté qui a tiré le plus grand profit de la Révolution française. L'Action Française compte parmi ses plus fervents adeptes des intellectuels, des militaires, des membres du clergé, des commerçants et des employés de bureau. L'Eglise catholique, qui n'a jamais été en faveur des idéaux de la Révolution française, soutient ouvertement l'antisémitisme, au travers des journaux catholiques La Crois et Le Pèlerin, diffusés au total à 500.000 exemplaires environ. Cependant, après la Première Guerre mondiale et la victoire française, l'Action Française voit le nombre de ses partisans décliner. Mais la crise économique de 1929 marque le retour de l'antisémitisme en tant que mouvement politique,qui, fait notable, se fraie même un chemin dans la classe ouvrière, pourtant traditionellement de gauche. Enjanvier 1934, le suicide du courtierjuif russe Stavisky et les révélations au sujet de ses liens avec des politiciens corrompus provoquent de graves émeutes antisémites, ainsi qu'une tentative de coup d'Etat contre le gouvernement. Tout au long des années 30, la France est inondée d'un raz-de-marée de publications antisémites, qui pavent le chemin, en définitive, à la collaboration avec la Nazis sous Vichy.

Les théories raciales des nazis

Le meurtre de millions de juifs et d'autres « non-Aryens » pendant la Shoah est le plus grand crime contre l'humanité jamais connu. Il fut rendu possible par une conjonction unique de facteurs : le contrôle total exercé sur un État moderne par le régime totalitaire national-socialiste; la coopération active ou le consentement passif d'une grande partie de la population allemande,. la collaboration de régimes et de peuples sympathisants dans les territoires occupés; et un antisémitisme profondément enraciné commun à tous les pays chrétiens d'Europe.
Le Parti ouvrier national socialiste allemand (NSDAP) rend res onsable le « juif » de l'inflatioi et du chômage qui sévissent après la défaite de l'Allemagne à la fin de la Première Guerre mondiale. Dans sa propagande, le parti prétend que l'ouvrier allemand est ruiné par le « capital juif » et menacé par le « bolchevisme juif » qui vise à faire de lui un esclave.

Les théories raciales des nazis sont fondées sur des études pseudo-scientifîques du XIX' siècle. Influencées par des idées mystiques et romantiques, ces tendances politiques rejettent les principes de l'égalité et de l'humanité commune proposés au Siècle des Lumières. Au coeur de l'idéologie national-socialiste se situe l'idée de la « race », constituée de gens du même « sang », partageant une même culture et un même territoire. Les races luttent entre elles pour conquérir territoires et pouvoir; seules les plus fortes survivent. Seules les races « pures », qui ne se métissent pas avec des groupes « inférieurs », sont ca ables de créer des civilisations durables. Au sein de la « race blanche », les « Aryens » forment l'élite, une « race supérieure » destinée à asservir des races inférieures comme les slaves et à régner sur elles. Cependant, pour accomplir leur destin historique, les Allemands doivent d'abord se débarrasser des idées politiques et culturelles « étrangères », et se purger de tout « sang inférieur ». Les juifs allemands sont les premières victimes du programme de « purification raciale ». Sous l'occupation allemande pendant la Seconde Guerre mondiale, les juifs d'autres pays et les slaves « racialement inférieurs » sont englobés dans la « restructuration raciale » de l'Europe. Certains peuples, comme les autres nations aryennes du Nord et de l'Ouest de l'Europe, pourront éventuellement être persuadés d'accepter la domination allemande; mais il y a un groupe qui doi être totalement éliminé : les juifs.

Les mesures antijuives (1933-1939)

Immédiatement après leur arrivée au pouvoir en 1933, les nazis font de « l'expulsion des juifs de la société allemande » l'une de leurs principales priorités. Ils déclenchent une campagne de propagande et de terreur d'une envergure et d'une violence sans précédent, conçue pour stigmatiser les juifs allemands, les isoler du reste de la population et les forcer à émigrer. Les nazis font également appel aux attitudes antijuives traditionnelles de la population pour faire accepter leur régime. L'antisémitisme devient le signe de ralliement utilisé dans la propagande de la « Révolution allemande ». Puisqu'il s'agit de la seule politique « révolutionnaire » que les nazis appliquent sérieusement, ses réussites sont constamment publiées dans les médias, et sont annoncées par le « Stürmer », système d'affiches apposées dans toutes les villes et villages. Dès 1933, ' les nazis appellent au boycott des commerces et entreprises juifs. Des mesures sont prises pour exclure les juifs de la fonction publique, des professions libérales, puis d'un secteur de l'économie après l'autre. Les juifs allemands sont progressivement relégués en marge de la société. Les lois de Nuremberg de 1935 leur retirent l'égalité conférée par les lois - trois

générations après l'émancipation - et les pleins droits civiques. Simultanément, le régime promulgue sans cesse de nouveaux règlements visant à dépouiller les juifs de leurs biens avant qu'ils n'émigrent. Parallèlement, de nombreux pays ferment leurs portes aux réfugiés juifs allemands.

Vos réactions

  1. frychar@hotmail.fr'Frydman Charles

    Je découvre à propos de l’article « les usuriers (finance) de wikipedia, un peintre du moyen âge Quentin Metsys.Le tableau « les usuriers » publié dans l’article semble antisémite avec le nez proéminent du personnage de gauche. Un autre tableau de ce même peintre  » ecco homo » avec un personnage au nez proéminent semble également antisémite. Ci après l’article wikipédia sur ce peintre. Personne sur Internet ne semble avoir releve son antisémitisme. Ci après l’article wikipédia sur ce peintre :https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Quentin_Metsys sans doute un antisémitisme chrétien très courant au moyen âge !

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