Journée du souvenir des victimes de l’Holocauste : il y a 64 ans, Auschwitz était libéré

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Article paru dans "radio.cz/fr"

Ce mardi, dans la salle du Sénat, se sont rassemblés survivants des camps de concentration nazis, représentants d’institutions juives, et roms, et autres personnalités du monde politique tchèque. Le 27 janvier est la Journée du souvenir des victimes de l’Holocauste. Leo Pavlát, directeur du Musée juif de Prague a expliqué à Radio Prague, pourquoi précisément cette date.
« Le symbole de l’extermination des Juifs, c’est Auschwitz. Le camp d’extermination a été libéré le 27 janvier 1945, c’est pourquoi l’Organisation des Nations Unies a désigné cette date comme la Journée internationale des victimes de l’Holocauste. De nombreux pays commémorent cette journée. En République tchèque, c’est une journée du souvenir depuis 2006. »
Parmi les personnes présentes à cette commémoration, Christian Kennedy, émissaire spécial pour les questions liées à l’Holocause du Département d’Etat américain. Il se rend à Prague fréquemment ces derniers temps pour préparer avec la RT une grande conférence sur les restitutions des biens juifs spoliés pendant la Deuxième Guerre mondiale, qui se déroulera à Prague, fin juin. Elle se rattache à une conférence similaire, il y a dix ans à Washington. Christian Kennedy :
« Lors de cette conférence, 47 nations se sont engagées sur plusieurs points au niveau financier, artistique et pédagogique. Nous avons par exemple fait des promesses sur le retour de biens meubles aux communautés juives. Ces efforts ont réussi, partiellement. En tant que gouvernement, nous estimons que tous les biens communaux doivent être rendus aux communautés juives. Dans le champ artistique, il reste encore beaucoup d’oeuvres d’art qui ont une provenance peu claire. En ce qui concerne les biens meubles privés et communaux, la République tchèque a fait de bons efforts de restitution. Peut-être qu’elle a fait le plus d’efforts par rapport aux autres pays communistes. Mais il reste encore ici beaucoup de problèmes. On cherche encore à rendre justice aux particuliers. Pour ceux qui n’ont pas bénéficié de restitutions, l’effort n’est pas suffisant. »

Une situation que confirme Leo Pavlát, le directeur du Musée juif :
« La loi sur les restitutions des biens juifs n’a pas été adoptée en RT. Une partie des biens ont été rendus, mais dans leur grande majorité, il n’y a pas eu de restitutions. Quand aux particuliers, ils n’ont pratiquement pas reçu de compensations... »
La prochaine conférence sur le retour des biens juifs spoliés par les nazis se déroulera donc à Prague, du 26 au 30 juin prochain, dans le cadre de la présidence tchèque de l’UE.

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