Ilan Halimi inhumé à Jérusalem

Antisémitisme/Racisme - le - par .
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                                   Ilan Halimi inhumé à Jérusalem

Le 10/02/07,‘‘La boucle du sionisme est bouclée,’’ a déclaré jeudi le dirigeant de l’agence juive Zeev Bielski, un homme très actif et plein de foi. C’est l’Agence juive, organisme paragouvernemental chargé de l'immigration des Juifs vers Israël, qui s’est chargé de faire venir jeudi la dépouille d’Ilan Halimi, הי''ד, afin qu’il soit enterré de nouveau à Jérusalem. Le jeune Juif français de 23 ans avait été enlevé et torturé sauvagement par un ‘‘gang de barbares’’ d’au moins 29 personnes, contre lesquelles la justice française a retenu la circonstance aggravante d'antisémitisme.

La maman d’Ilan, Ruth Halimi a déclaré, lors de l’enterrement au cimetière du Guivat Shaoul, que dès qu’elle avait appris la mort de son fils, elle avait su que la dernière demeure de son fils serait en Israël, «Israël était un foyer pour lui.» La sœur d’Ilan, Yaël, a confié à l’agence de presse, AFP : «Ilan était un sioniste qui voyait Israël comme son pays. S'il était vivant, il serait parti pour le défendre. C'est là que son âme reposera le mieux en paix.»

Des centaines de nouveaux immigrants originaires de France ont accompagné le cortège du jeune homme, qui est devenu un symbole de l’antisémitisme européen. Jérémie Assouline, monté en Israël de Marseille il y a huit ans, a affirmé qu’il ne s’agissait pas du problème d’une seule famille. «Le meurtre d’Ilan Halimi représente un avertissement pour tous les Juifs de l’étranger. Je n’ai pas connu Ilan, mais ce qui lui est arrivé aurait pu arriver à n’importe qui d’autre. Je n’ai pu me rendre aux manifestations à Paris, aussi je suis venu aujourd’hui soutenir la famille d’Ilan, zal,» a-t-il affirmé.

Le grand rabbin sépharade, Shlomo Amar, qui a prononcé une oraison en honneur d’Ilan, a éclaté en sanglots au milieu de ses propos. «Quiconque a été tué parce qu’il était Juif est mort pour la sanctification du Nom divin,» a-t-il déclaré. «Il s’agissait d’un jeune homme droit et honnête issu d’une bonne famille, qui n’avait jamais fait de mal à personne et dont les pensées étaient pures» Le grand rabbin de France, Yossef Haïm Sitruk, aussi avait les larmes aux yeux et la voix brisée lorsqu’il a affirmé : «Son corps a été touché mais son âme est restée indemne. Dans le judaïsme, la mort n'a jamais le dernier mot»

Le ministre de l’Intégration, Zeev Boim, assistait également aux obsèques. Il a déclaré que ce meurtre était «un rappel que les Juifs n’ont qu’un seul Etat et qu’ils peuvent y vivre en sûreté»

L'ambassadeur de France en Israël, Jean-Michel Casa, a pour sa part déclaré à l’intention de Ruth Halimi : «Ilan était un Français, l'un des nôtres. Il est devenu tous les Français; des Français stupéfaits qu'un tel acte, en deçà de l'humain, ait pu être commis, ait même été possible. Ilan était Juif, se sentait Juif, se pensait Juif. La haine qui a servi de terreau à cette violence, à ce déchaînement de haine et d'abjection, à ce crime, fait obligation à la société française toute entière de se remettre en cause, de se mobiliser pour combattre toute résurgence du poison de l'antisémitisme, sans la moindre concession»

Le KKL de Massada inaugurera une forêt de 10.000 arbres au nom d’Ilan Halimi, zal. «Ilan a été assassiné à Tou Bishvat de l’année dernière, ce qui a empêché les Juifs de France de pouvoir fêter la fête comme il le faut,» avait déclaré Michaël Barzavi, le représentant du KKL en France en février 2006, lorsque avait eu lieu le meurtre d’Ilan. «Le sens du nom d’Ilan [arbre] et le fait qu’il ait été tué à Tou Bishevat est à l’origine du projet du KKL de planter une forêt au nom d’Ilan, zal.»

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