Antisémitisme : les arcades de la rue Rivoli taguées par des croix gammées

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les arcades de la rue Rivoli taguées par des croix gammés

Dans la nuit du samedi 10 au dimanche 11 octobre, un individu a été interpelé après avoir dessiné plus d’une vingtaine de croix gammées en rouge sur les arcades de la rue de Rivoli à l’endroit même où se trouvait, durant l’occupation, le siège de dignitaires nazis.

Selon l’avocate de la LICRA, présente à l’audience, les magistrats ont fait le choix de ne poursuivre l’auteur présumé que pour dégradation de bien historique, sans retenir le caractère antisémite.

Pour l’UEJF, ce genre de décision est un symbole désastreux et un coup porté à la lutte contre l’antisémitisme. La justice française acte ainsi que les croix gammées, symboles d’un régime qui a exterminé 6 millions de juifs ne portent pas forcément un caractère antisémite, en fonction des motivations de l’auteur.

Le caractère antisémite des croix gammées ne peut être remis en cause, en vertu de l’essence et l’histoire de ce symbole, et cela peu importe les motivations de son auteur.

Pour Noémie Madar, Présidente de l’UEJF, « La décision de ne pas retenir le caractère antisémite à l’encontre d’un individu ayant recouvert une rue de croix gammées nourrit l’impunité des auteurs de ces actes. L’antisémitisme existerait donc bien en France, mais sans antisémite.
Si une croix gammée n’est pas de l’antisémite, qu’est ce qui est donc antisémite selon le Ministère public ? Le Parquet rassure les antisémites par de telles réquisitions. La justice se doit de réagir contre l’antisémitisme sinon à cautionner sa banalisation et renforcer l’impunité de ses auteurs. »

Source UEJF

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