Antisémitisme : des cyclistes ont entrepris un curieux périple sur les pavés de la mémoire, stolpersteine

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pavés de la mémoire, Stolpersteine

Le Cercle d’histoire accueille les ambassadeurs des Stolpersteine.
Des cyclistes ont entrepris un curieux périple sur les pavés de la mémoire

Partis de la ville jumelle de Kuppenheim, des cyclistes ont entrepris un périple d’une semaine en plusieurs étapes.
Un arrêt à Raon-l’Étape leur a permis d’aller sur les traces de lieux marquants de la Seconde Guerre mondiale, plus particulièrement pour la mémoire aux victimes du génocide nazi.

La délégation de Kuppenheim, menée par Heinz Wolf, en compagnie de ses amis et des membres du Cercle d’histoire Louis-Sadoul, dont le président Jean-Pierre Kruch et Jean Hirli, traducteur.

La délégation de Kuppenheim, menée par Heinz Wolf, en compagnie de ses amis et des membres du Cercle d’histoire Louis-Sadoul, dont le président Jean-Pierre Kruch et Jean Hirli, traducteur.

Le dessein des cyclistes kuppenheimers, avec l’accord de la municipalité, venir dans les prochains mois avec la philosophie des « Stolpersteine », pavés du souvenir, créés par l’artiste berlinois Gunter Demnig en Allemagne.
72 000 de ces pavés ont déjà été posés et ils sont connus dans 24 pays dont la France.

La délégation, autour de l’initiateur Heinz Wolf, est arrivée à Raon et a rencontré des membres du Cercle d’histoire Louis-Sadoul et son président Jean-Pierre Kruch, en présence de Jean-Marie Lecomte, qui constitue un groupe de travail sur la Seconde Guerre mondiale.

« Chaque pavé porte le nom d’une femme, d’un homme, d’un enfant juifs, victimes de la barbarie nazie, sa date de naissance et de décès, il est posé à proximité de l’endroit où il résidait », a expliqué Heinz Wolf.

Les deux groupes ont commencé la visite à vélo de ces lieux où se sont joués des moments tragiques  : la rafle des enfants juifs dans leur classe à La Neuveville, à la médiathèque, passage au cimetière juif, les Kuppenheimers ont été impressionnés.

La déportation des hommes de la ville le 8 novembre 1944, d’après le texte rédigé par le père de Paul Gasser, a été évoquée. Les combats du Reclos ont été abordés dans un récit écrit par Lionel Humbert, tout comme le cas de Monique Hesling, déportée et titulaire de la Légion d’honneur, qui réside à Raon. Un moment de recueillement s’est déroulé au salon d’honneur de la mairie devant la plaque du maire Charles Weill, déporté et mort en camp de concentration, et celle dédiée à Robert Tisserand, fusillé par les nazis le 4 septembre 1944… Autant de lieux qui pourraient accueillir la pose d’un Stolperstein.

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