Faire son Alyah c'est accepter le choc qui fera de nous un israélien. Par Tali Shwartz.

Alyah Story - le - par .
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Je suis venu aujourd'hui vous parler de ce que signifie l'Alyah. Et je ne parlerai pas ici, de vos droits, qui sont bien sur extrêmement  importants, ni de ce que vous allez recevoir du Pays. 

J'aimerais ici vous parler d'autre chose, de ce qui n'est pas dit ou mal dit, de ce que l'on n'ose pas vous dire. 

Avant toute chose, laissez-moi me présenter. Mon nom est Tali Schwartz. Je suis née en Israël mais j'ai grandi en France. A l'âge de 20 ans, j'ai pris ma valise et je suis rentrée à la maison, par amour du pays. 


A l'époque, ce que je n'arrivais pas à véritablement formuler et qui aujourd'hui est beaucoup plus claire, c'était mon besoin inaltérable de vivre une vie "vraie" une vie "non protégée des coups", une vie presque spartiate, une vie ou l'honnêté psychologique ainsi qu'émotionnellement reste l'essentielle. Et cela dure depuis 18 ans.


Je ne suis pas de celles qui ont réussi leur Alyah au sens "français " du terme, je suis de celles qui ont fait toutes les erreurs possibles, qui se sont pris tous les murs. 


Contrairement à ce que nous enseigne l'Education à la Française qui fait l'apogée du" je sais", du "il est interdit de se tromper", Israël est la avant toute chose pour nous faire comprendre, sentir, digérer le fait que nous ne savons pas. Israël dans son interprétation de la vie, fait l'apogée du "je ne sais pas", du "j'ai le droit de changer d'avis", du " je peux changer de carrière a 40 ans", du "je veux aider mais je ne sais pas comment", du "j'ai une idée, viens on voit si ça marche".


Ce n'est pas pour rien que cette société se trouve actuellement à la pointe de la recherche. Israël détient le record du nombre de Start up par habitants au monde. 


Mais cette force absolument hors du commun qui est naturelle aux israéliens nés et élevés en Israël, ne l'est absolument pas pour les nouveaux immigrants de quelque âge que ce soit.


Le choc que le nouvel immigrant reçoit en pleine figure durant les premières années de l'Alyah ne peut être évité par une connaissance des droits, il ne peut être évité par une "connaissance" de ce qui va être "reçu". Le seul moyen d'atténuer ce choc est avant toute chose de comprendre comment Israël provoque chez nous les changements qui nous transformerons en Israélien. 


Que les choses soient claires, nous ne devenons pas Israéliens à la réception de notre teoudat zeout à l'Aéroport. Devenir Israéliens signifie développer des racines profondément ancrées dans le sol. Et cela prend du temps, de la patience, du savoir-faire et du savoir-être. 


Et la première phrase à apprendre et à accepter lors de ce processus est avant tout chose de pouvoir dire sans remords, sans culpabilité et sans perte de confiance en soi: je ne sais pas".

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