Affaire des enfants Yéménites y a-t-il eu enlèvements?

Actualités, Alyah Story, Contre la désinformation, Israël - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest
enfants yéménites kidnapping enlèvement d'enfants

Affaire des enfants Yéménites  y a-t-il eu «enlèvement»?

Dans le contexte des témoignages et des histoires de disparitions des enfants de familles Yéménites l'État d'Israël a accepté d'ouvrir des tombes Il y a deux semaines afin d'effectuer les tests génétiques.

Ces résultats de tests génétiques ont été repris par la blogueuse « Nona Dolberg » , qui dénonce la thèse d'enlèvements ou de disparition de ces enfants sur son blog depuis quelques années.

Les résultats de ces tests génétique abondent dans son sens, selon lequel « il y a un grand écart entre ce qui est arrivé et ce qu'ils disent." Elle ne croit pas à la thèse d'enlèvements ni même à celle de la disparition d'enfants mais à une mauvaise interprétation des faits de l'époque.

Varda Fuchs a pourtant retrouvé sa famille biologique il y a deux semaines, grâce à un test ADN ."Ils ont dit à ma mère que j'étais morte", son histoire devrait pourtant mettre à mal les allégations de la bloggeuse. "Bien au contraire" réplique  Nona Dolberg .

Selon Nona Dolberg  «Il ne fait aucun doute que cette génération de parents a connu des disparitions d'enfants, et les explications qui leurs ont été données ne pouvaient les satisfaire. La seconde et troisième générations refusent toujours de les accepter.

Nona Dolberg utilise un pseudonyme et ne veut pas être exposée suite à des menaces de mort reçues sur Facebook mettant en danger sa famille.

La position que représente Nona Dolberg est en grande partie conforme aux conclusions des différentes commissions d'enquêtes qui ont examiné l'affaire des enfants yéménites depuis les années 1960. qui ont également rejeté l'existence d'une organisation  d'enlèvement de centaines ou de milliers de bébés issus de familles immigrées dans des camps de transit entre la fin des années 1940 et le milieu des années 1950.

En revanche, la façon dont les centaines de familles ont été informée de la disparition de leur enfant laisse planer le doute, comme par exemple l'hospitalisation en raison d' une maladie relativement bénigne puis l'annonce laconique de sa mort.
L'absence d'information ou impossible d'y accéder pour les familles afin de comprendre les causes de la mort de leur enfant, reste malgré tout suspecte.

Dans les médias, nous pouvons également lire les témoignages des infirmières et des assistantes sociales qui ont connu ces parents dévastés par la perte de leur enfant ce qui a renforcé la thèse des enlèvements organisés.

Nona Dolberg étaye ses conclusions en se basant sur les articles de presse des journaux des années 1940, 1950 et 1960. Documents trouvés dans les Archives de l'État, également dans des documents fichiers qui ne sont pas directement liés aux enfants yéménites.

"Dans la correspondance avec les divers ministères, tels que les ministères de la Santé et de l'Intérieur, l'Autorité de protection de l'enfance, la correspondance WIZO, etc., il y a beaucoup de documents concernant directement ou indirectement cette affaire", dit-elle.

Hadassah Medical Center en 1951était sur le point de fermer l'hôpital des enfants qui avait été mis en place à la hâte. " informe dans un courrier retrouvé dans les archives par Nona que "Toute la communauté yéménite s'est mobilisé afin empêcher sa fermeture et des douzaines de lettres ont été envoyées - y compris aux chefs de Hadassah aux Etats-Unis."

Nona Dolberg revient sur l'histoire de Verda qui a envahie les médias jusqu'au Yémen grâce à internet et aux réseaux sociaux et lui a finalement permis de retrouver ses parents biologiques et de se réunir pour la première fois avec eux, il y a tout juste deux semaines grâce, à un test ADN.

Varda Fuchs retrouve sa famille biologique

Varda Fuchs retrouve sa famille biologique

Son histoire confirmerait qu'il y aurait bien eu enlèvement à sa naissance au vue des faits racontés par Verda: "Ma mère m'a donné naissance à l'hôpital Hadassah de Tel-Aviv, elle est allée chercher mon père et quand elle est revenue, j'avais disparue. Ils m'ont emmené à l'orphelinat de WIZO à Tel Aviv, j'y suis restée pendant six mois, puis une famille adoptive m'a emmenée. "

Pour Nona Dolberg l'histoire de Verda illustre à merveille qu'il n'y jamais eu de « kidnapping »:
«J'ai étudié en détail toute son affaire, avec beaucoup de minutie  », dit-elle, et j'en suis arrivée à la conclusion qu'elle n'a pas été enlevée mais bien confier à la WIZO car sa mère avait quitté l'hôpital sans elle ...

En fait , Varda Fuchs est née d'une mère célibataire qui apparemment ne savait même pas qu'elle était enceinte", dit Dolberg.

« Elle a eu ses premières contractions en plein milieu de la rue Herzl à Tel Aviv, elle a été  évacuée de toute urgence par ambulance au service de maternité de l'hôpital Hadassa, deux jours plus tard elle s'en est échappée, apparemment à la recherche de son ami"

Un procès verbal a été dressé par la police qui a ouvert une enquête, le fait a été également  relaté par un quotidien en date du 3 aout 1950. Aucune nouvelle de la mère.

Le bébé a été placé à l'institution de la WIZO, et à l'âge de six mois, a trouvé une famille adoptive. Ceci est la reconstitution des faits chronologiques  "

"Je l'ai écrit sur ma page Facebook ", dit-elle. "J'ai reçu des insultes, du style que je suis une négationniste de l'Holocauste etc etc, mêmes mes  amis sur Facebook ont été menacés"

Varda Fuchs, elle, m'a répondu en ces termes "Ma mère m'a donné naissance et immédiatement après la naissance on lui a dit que j'étais morte, alors qu'elle a vu que j'étais en vie.Alors elle est allée vite chercher mon père (ils n'étaient pas mariés, il était dans l'armée)
Quand elle revenue me prendre on lui a demandé "qui elle était?", elle a répondu qu'elle était revenue chercher son bébé.On lui a annoncé alors que sa fille était morte et l'on a expulsé sans aucune autre forme de procès, de l'hôpital."

La soeur de Varda, Ofra Mazor, 62 ans, raconte une histoire similaire: "Ma mère m'a demandé d'aller chercher des informations sur Varda dans les archives de l'hôpital mais il n'y avait personne à qui parler à l'hôpital ... et rien dans les archives.
C'est très étrange qu'elle ait abandonné son bébé alors qu'elle a passé une partie de sa vie à la rechercher.Mon grand-père était très religieux, c'est pourquoi ma mère n'a pas osé lui raconter son histoire."
"La seule vérité est que l'hôpital a annoncé à ma mère et à mon père venus chercher Varda qu'elle était morte. Dans les archives, idem, rien n'est indiqué non plus, pas une seule ligne sur sa disparition, ni la cause de sa mort , ni même la date de sa mort", ajoute Mazor.

Alors qui croire ? Et si la vérité était entre les deux.
Certains enfants de familles considérées comme "défaillantes "ont été placés pour "leur bien-être" ce qui évidemment doit être considéré comme un enlèvement.
Pour ces faits l'état doit poursuivre son enquête afin de condamner les auteurs de ces placements abusifs puisque la mère vivante, n'a jamais signé le moindre document, et que le  placement de Varda est condamnable au même titre qu'un enlèvement.

Cet article vous a plu ? Nous aussi ! Nous avons eu beaucoup de plaisir à le traduire et à le partager avec vous. Si vous souhaitez à votre tour contribuer au développement de notre action engagée depuis 1997, vous pouvez faire un don "aux amis d'Alliance". Merci pour votre attention et votre fidélité.

Vos réactions

  1. marcellasry@hotmail.com'Lasry Marcel

    c’est drôle que personne ne parle du mépris des Ashkenazes de l’époque qui mépriser les juifs arabes (Yeménites, Marocains,…) ……………………………………..
    comme l’a dit Bengourion: « ce ne sont que poussière de l’humanité » ou « qu’ils ne sont que des attardés mentaux ».
    il est temps que la vérité éclate au grand jour et que toutes ces communautés soit indemnisées à titre morale et financier.

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi