Actualité Internationale : EN DIRECT. DSK est libre de quitter les Etats-Unis

Actualités - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest

dskf.jpgArticle paru dans "Le Parisien"

Dominique Strauss-Kahn est ressorti libre mardi d'une audience décisive, au cours de laquelle le juge Obus a accepté d'abandonner les charges retenues contre lui.
| Mario Tama/Getty Images/AFP

Agrandir le texte Diminuer le texte Imprimer l'article Tout leParisien.fr sur votre mobile
Les poursuites pénales étant abandonnées, DSK est désormais libre de quitter les États-Unis. Ne lui reste plus qu'à récupérer son passeport.

Ce sera chose faite ce mercredi. Après avoir réglé encore «quelques petites choses» outre-Atlantique, l'ancien favori de la primaire socialiste rentrera en France. Là, il s'expliquera «plus longuement», a-t-il promis mardi, alors qu'il s'exprimait en public pour la première fois depuis presque quatre mois.

Il n'en a cependant pas complètement fini avec la justice américaine: les avocats de Nafissatou Diallo ont lancé début août une procédure civile devant un tribunal du Bronx pour obtenir des dommages et intérêts. Des procédures l'attendent également en France, où une enquête préliminaire a été ouverte le 8 juillet suite à la plainte déposée par la jeune romancière Tristane Banon, qui affirme avoir été agressée sexuellement en 2003 par DSK. Autre plainte, celle déposée à Pontoise (Val-d'Oise) par Thibault de Montbrial, le représentant en France de Nafissatou Diallo, pour tentative de subornation de témoin contre un adjoint au maire de Sarcelles.

Vivez minute par minute les principaux événements de cette journée :

10h45. «Une atteinte au combat des victimes de viol» pour le NPA. Dans un communiqué le Nouveau parti anticapitaliste déclare que l'épilogue de l'affaire DSK «est un coup très dur contre le droit des femmes victimes de violences sexuelles, de viols».

10h29. Un goût «amer» et «nauséabond». Voilà l'impression laissée par la fin de la procédure pénale américaine visant Dominique Strauss-Kahn à la président du Front national, Marine Le Pen, selon Europe 1.

10h28. L'affaire DSK quadruple l'audience de France 2, selon Emmanuel Berretta. Le journaliste du Point affirme que «selon les chiffres publiés par Médiamétrie, 936 700 personnes ont suivi, mardi, sur France 2, en léger différé, l'audience pénale dans l'affaire DSK, soit 10,1 % de part d'audience» et que «cette page spéciale a permis à la chaîne de quadrupler l'audience de la case horaire par rapport à la veille».

9h07. Complot à l'Elysée : Claude Guéant nie en bloc. «Les accusations proférées par certains amis de DSK ont été grotesques et scandaleuses. Comment voulez-vous que l'Elysée ou quiconque en France instrumentalise la police et la justice de l'État de New York ?», s'emporte le ministre de l'Intérieur sur Europe 1.

8h53. Une grande interview à une dizaine de quotidiens mondiaux. Ghislaine Ottenheimer, rédactrice en chef de Challenges , confirme sur Europe 1 une information parue hier sur le site internet de son hebdomadaire. «La stratégie de défense pendant toute cette affaire a été de ne rien dire. Dominique Strauss-Kahn s’y est tenu scrupuleusement, il n’a rien raconté, même à ses proches. Il a été extrêmement abîmé par cette affaire, touché, et il a besoin de se reconstruire. Et dans cette construction, avant de refaire de la politique, de l’économie, que sais-je, il a besoin de s’exprimer», explique-t-elle.

8h20. «Ça ressemble à une tragédie antique», lance Hubert Védrine sur France Inter. L'ancien ministre des Affaires étrangères assure que DSK est «quelqu'un qu'[il] aime bien». «Je n'ai pas grand chose à ajouter», déclare celui qui aimerait que cette affaire engage à mener une réflexion sur les «commentaires hâtifs» et sur «la justice américaine». Hubert Védrine affirme par ailleurs, qu'il serait «important que Dominique Strauss-Kahn nous dise aujourd'hui ce qu'il pense de la crise», avant de conclure : «N'oublions pas la jeune femme guinéenne parce qu'on ne sait pas très bien...»

7h45. Jean-Luc Mélenchon évoque «un goût pénible d’inachevé». Interrogé sur Europe 1, le candidat du Front de gauche à la présidentielle, prévient que ce sentiment est très présent «dans la mouvance féministe, dont [il est] proche».

7h30. Annie Sugier dénonce un «déni de justice», sur Europe 1. La présidente de la Ligue internationale des femmes, co-créatrice du comité «Justice pour Nafissatou Diallo» assure : «Dans cette affaire, on passe d'un extrême à l'autre et cela me choque tout autant : d'abord, on traîne quelqu'un menotté à la face du monde entier et après on clôt une affaire sans avoir eu de débat contradictoire sur le dossier.»

3h13. DSK blanchi, mais pas innocenté pour la presse. Les éditorialistes français soulignent avec un bel ensemble que Dominique Strauss-Kahn a été blanchi, mais pas innocenté la veille par le tribunal de New York, et certains estiment difficile ou même impossible son retour en politique.
«Loin d’être blanchi, DSK va devoir désormais subir, comme une autre peine, le regard suspicieux de l’opinion publique. Évoquer son retour sur la scène politique française paraît donc hors sujet», estime ainsi Yves Thréard dans Le Figaro.
Sylvain Bourmeau écrit, lui dans Libération,que cette affaire a permis de faire éclore plusieurs «registres de vérités» : celle des policiers et magistrats new-yorkais, des romanciers ou scénaristes, mais aussi dans la «pratique journalistique».
Dominique Quinio, dans La Croix, fait un catalogue des victimes: «Beaucoup de perdants, trop de perdants, dans ce qu'il convient d'appeler l'affaire Strauss-Kahn. Perdante, aussi, l'image de la justice». «D'autres épisodes sont à prévoir», conclut le quotidien catholique.
Pour Dominique Garraud dans la Charente Libre, «blanchi judiciairement, il sort de cette épreuve politiquement carbonisé». Quant à l'éditorialiste du Monde, DSK «est surtout victime de sa propre imprudence».

3h00. DSK fête l'abandon des poursuites dans un restaurant italien. L'ancien favori des sondages s'est rendu dans un restaurant italien de Manatthan, « L'Artusi ». Selon les informations de RMC/BFMTV «il y était notamment accompagné de son épouse Anne Sinclair, de sa fille et de l'un de ses avocats William Taylor».

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi