La controverse sur l'abattage rituel.
On se référera également à l'article réalisé par le Bne Brith, extrait publié sur COL http://www.col.fr/ et intégralité du rapport récupéré par K.Acher.
J'ai lu un jour -et je remercie toute personne
qui m'aidera à retrouver ce texte- que lorsque le premier scanner fut
mis au point dans un laboratoire de recherche de Londres, il fallut trouver
la première … matière première pour se prêter aux
expériences. L'ingénieux ingénieur fit chercher aux abattoirs
de la ville des têtes de bœuf qui inaugureraient la machine. Les essais
se passèrent bien, merci pour eux, et montrèrent quelques défauts
de jeunesse de l'appareil que l'on s'employa rapidement à corriger avec
forces calculs techniques et coups de tournevis. On retourna aux abattoirs chercher
quelques défunts bovidés volontaires pour l'avenir de l'homme,
et la seconde vague d'essais se fit.
Patatras! Plus rien n'était visible
des structures cérébrales que la nouvelle technologie se devait
d'explorer. Pis, les résultats étaient loin derrière la
netteté des images des premiers essais. On retourna en vain aux calculs
et aux tournevis, mais rien n'expliquait le désastre.
Il fallut se rendre à l'évidence:
les sujets d'expérience étaient les saboteurs. On se rendit compte
que les premiers essais avaient été effectués sur des animaux
abattus par des Cho'hatim, les seconds selon la méthode peu traditionnelle
imposée par les lois modernes qui veulent que l'animal soit insensibilisé
préalablement … Ainsi donc "l'anesthésie" pratiquée sur
ces animaux avait détruit les structures cérébrales, causé
un œdème à l'intérieur de la boite crânienne et donc
une souffrance tissulaire et neurologique intense. (Une autre version
de cette petite histoire de la découverte du scanner se trouve dans notre
histoire "scanner cacher".
Pour beaucoup moins que ça nos médecins
mettent en coma artificiel quelqu'un qui présenterait de tels dégâts
cérébraux (et n'aurait donc aucune conscience), précisément
pour lui éviter une souffrance physiologique malgré son absence
de conscience.
J'ignore quelles sont les méthodes
utilisées à Londres il y a quarante ans pour abattre les animaux,
mais je peux vous dire ce que nos textes franco français prévoient
pour mort douce.
" La loi, en ce qui concerne l'abattage proprement dit, impose une mort sans souffrances et pratiquement instantanée. On utilise à cet effet le pistolet à projectile captif (le poinçon qui pénètre dans le crâne de l'animal est ramené par un ressort dans le canon de l'arme); on provoque aussi l'anesthésie au moyen de l'anhydride carbonique. Lorsque l'animal doit être tué par saignée, on l'étourdit à l'aide du courant électrique." (http://fr.encyclopedia.yahoo.com/articles/na/na_1003_p0.html -- Données encyclopédiques, copyright © 2001 Hachette Multimédia / Hachette Livre, tous droits réservés. )
Jusqu'à ces dernières années (avant que les vaches britanniques n'en deviennent folles…) on complétait la corrida par le jonchage, par introduction d'une tige souple introduite dans le canal rachidien, pour détruire les centres nerveux. Au cas où l'animal n'aurait pas été assez sonné par le pistolet …
Suit alors la saignée proprement dite, dont on ne sait si elle cause la mort de l'animal ou si elle se fait sur un animal agonisant. Un glissement sémantique a d'ailleurs fait des "tueurs" des abattoirs des "assommeurs" ou des "saigneurs". C'est dans tous les cas plus propre sur un annuaire téléphonique. "C'est pas moi, c'est l'autre qu'a tué la bête, moi je l'ai simplement … "
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Image tirée du Larousse Gastronomique de 1938. |
De fait la pratique de l'assommage n'et pas récente. Elle a de tous temps existé, comme en attestent divers manuels et gravures d'antan. Loin des préoccupations et des sensibleries de notre siècle, "l'assommage de la bête était destiné à assurer la sécurité des travailleurs, bien plus qu'éviter la souffrance de l'animal" (Noellie Vialles, Le sang de la clairière, Abattoirs du Pays de l'Adour, Maison de la Science de l'Homme, Paris).
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| La situation des volailles n'est
guère plus reluisante. " A l’abattage, les poules sont pendues
par les pattes et étourdies dans un bain électrique. Mais
les plus petites et celles qui se débattent et relèvent la
tête au moment du passage au bain électrique ne sont pas étourdies:
elles sont donc pleinement conscientes au moment de leur mise à mort.
Celle-ci se fait en leur tranchant le cou, par où leur sang s’écoule
ensuite." (Site d'information végétarienne … on line). La différence avec notre che'hitah est claire: le poulet ne reste pas suspendu à un crochet tant qu'il est vivant. Si ce n'est pas de la protection des animaux, dites le moi. |
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Voici donc mis en place le cadre de notre exposé: nous savons qui sont les moralisateurs qui veulent à tout prix nous apprendre le respect des animaux. Après 3000 ans d'abattage sauvage comme ils le pratiquent, ils veulent faire entendre raison à un peuple qui pratique un abattage indolore, qui assure une mort cérébrale immédiate par saignée artérielle. |
Parlons plutôt de la che'hitah.
Elle
est prescrite depuis le Sinaï, en 2448 (soit -1312 de l'ère vulgaire
(NB Larousse: vulgaire = communément admis), est largement débattue
et explicitée dans le Talmud, et est codifiée dans le Choul'han
Aroukh Yoré Déah.
La che'hitah n'est valable que si l'on sectionne la majeure partie de la trachée
ou de l'œsophage pour une volaille, la majeure partie de la trachée et
de l'œsophage pour les quadrupèdes.
Notons qu'il est impératif que le couteau soit parfaitement aiguisé,
sans accroc ou dents, qu'il ne soit pas rouillé, qu'il ne faut pas frapper
ou appuyer avec le couteau mais la passer à l'endroit adéquat,
qu'il ne faut pas que la che'hitah soit faite en plusieurs fois ou plusieurs
endroits. Le couteau utilisé est à extrémité carrée,
pour ne pas transpercer le cou de l'animal.
La mise à mort de l'animal est suivie d'un examen anatomique, notamment
des poumons, qui vérifie l'absence de lésions interdites car létales,
et vérifie que trachée et œsophage ont été sectionnés
comme il faut, ainsi que l'absence de lésions pathologiques..
La section de la majeure partie de la trachée ou de l'œsophage assure
une plaie artérielle importante qui donne une mort immédiate de
l'animal par anoxie cérébrale.

Il est vrai que l'on peut observer des soubresauts
de l'animal après l'abattage dans des conditions qui rappellent les observations
des décapités d'antan, et qui témoignent de la persistance
d'arcs réflexes (rachidiens) sans rapport avec conscience, douleur ou
activité cérébrale.
La sécurité des personnels est assurée par la contention
des bovins dans un box rituel dit "tonneau", qui bascule et place l'animal en
position dorsale pour exposer la gorge et faciliter le passage du couteau sans
risque. La conception de ces box répond aux exigences légales
françaises en matière de protection des ouvriers d'abattoir, et
est le pendant des box utilisés par les "tueurs" qui assomment l'animal
avec un pistolet électrique.
Il semble qu'en Amérique du Nord les
animaux soient suspendus par une patte arrière avant d'être abattus.

Dans d'autres pays, comme l'Argentine, un témoin
visuel m'a dit que l'animal est retourné sur le dos, après avoir
été "basculé" par un treuil, puis est maintenu
au sol par une dizaine d'hommes. La gorge est exposée maintenue par une
"fourche". Nul doute que ces conditions d'abattage sont celles qui
ont eu cours pendant des siècles ici et ailleurs.
La contention de l'animal est de fait un souci ancien dans la tradition juive,
et les auteurs rapportent que dans le Temple de Jérusalem les sacrifices
n'étaient pas égorgés sur l'Autel, mais dans le coin Nord
du Parvis des Prêtres, et cette zone d'abattage portait le nom de "l'endroit
des anneaux" du nom des anneaux fixés sur le sol pour y immobiliser
l'animal. Ce souci, tant pour les prêtres chargés de l'abattage
que pour garantir une section conforme des organes vitaux, sans prendre le risque
d'invalider la bête.
Un ami m'a raconté qu'une panne étant
survenue dans une chaîne d'abattage franco français, il avait vu
au bout d'une demi heure l'animal "assommé" tenter de se relever avec
moult efforts et gémissements, sans succès. "L'anesthésie"
l'avait de fait complètement abîmé et fait de lui un animal
estropié, tréfa de son vivant et donc impropre à la consommation.
Les
opposants à l'abattage rituel et notamment à la chehitah disent:
L'abattage sans étourdissement est interdit par la législation
européenne: la directive 93/119/CE du 22 décembre 1993 sur
la protection des animaux au moment de leur abattage ou de leur mise à
mort permet cette dérogation pour l'abattage rituel.
La saignée provoquée par la chehitah n'entraîne pas une
mort immédiate. Certains vont jusqu'à prétendre que
la mort peut ne survenir que 8 minutes après la saignée.
Ils confondent les mouvements réflexes de l'animal mort avec des signes
de vie. L'histoire de France est pleine de ces décapités qui remuent
de longues minutes après la section fatidique, et nos campagnes regorgent
de poulets décapités qui se sauvent en courant.
La chehitah est un procédé cruel: La
Torah se soucie plus que tous et bien avant B.B. du bien être des animaux,
et l'un des effets des lois de la chehitah est précisément de
parer à la souffrance animale. Il suffit de se plonger dans la lecture
de la vie des peuples, y compris dans l'hexagone, pour savoir combien de souffrances
ont toujours été infligées aux animaux au cours des siècles,
alors que la Torah les protège depuis toujours. Parlons plutôt
de la chasse ...
Les conditions actuelles de la chehitah sont en contradiction avec les règles
de base de la Torah: seuls des ânes peuvent raconter de telles sottises.
Rien ne s'oppose à l'étourdissement préalable à
la chehita.
C'est bien mal connaître la loi juive et tous les rabbins des générations
passée s'y sont opposés.
L'étourdissement ne tue pas l'animal, il le rend insensible.
Mentionnons quelques extraits
des directives européennes. (RECOMMANDATION N° R (91) 7)
VI.2.
Etourdissement
Toute méthode d'étourdissement doit avoir pour but d'amener un
animal aussi rapidement que possible dans un état d'insensibilité
où il sera maintenu jusqu'à intervention de la mort.
Des études scientifiques indiquent que le meilleur moyen pour qu'un animal
soit maintenu dans cet état d'insensibilité est d'appliquer des
méthodes d'étourdissement qui causent également l'arrêt
cardiaque.
VI.2.2.2 Electrodes - Les électrodes doivent être conçues,
entretenues et nettoyées régulièrement en vue de s'assurer
que le courant passe de façon optimale. Les électrodes doivent
être placées de part et d'autre du cerveau dont la localisation
est indiquée dans les diagrammes ci-après.
Si on a l'intention de provoquer en plus un arrêt cardiaque, il faut soit
placer tout d'abord les électrodes de part et d'autre du cerveau et immédiatement
après de part et d'autre du coeur pour autant qu'il soit établi
que l'animal a été étourdi de façon adéquate,
soit placer les électrodes simultanément de part et d'autre du
cerveau et du coeur.
VI.2.2.6 Durée - En l'état actuel des recherches, si l'étourdissement
électrique est utilisé, il doit être appliqué de
pair avec l'arrêt cardiaque pour les bovins.
Pour les porcs, les moutons et les chèvres, les volailles et les lapins,
la recherche, dans certains pays, a indiqué que l'étourdissement
électrique de pair avec l'arrêt cardiaque est une méthode
adéquate du point de vue du bien-être des animaux.
Dans d'autres pays, l'étourdissement électrique dont l'efficacité
dure jusqu'à ce que la mort intervienne par saignée est jugé
satisfaisant.
VI.2.3.6 Courant - Quand les oiseaux sont étourdis ou mis à mort
en groupe, un courant minimal par oiseau doit être maintenu. Ce courant
variera selon l'espèce d'oiseau. Pour assurer un étourdissement
efficace de tous les oiseaux d'un groupe, un courant suffisant devrait traverser
le cerveau des oiseaux ; certaines études ont indiqué qu'il serait
préférable de provoquer une dysfonction cardiaque irréversible.
Selon certaines études, pour atteindre le résultat de 100% de
perte de conscience et de 90 % d'arrêt cardiaque pour chaque groupe d'oiseaux,
les valeurs de courant indiquées ci-après se sont révélées
satisfaisantes lorsque l'on utilise un courant alternatif sinusoïdal 50
Herz : (…)
Bien qu'un courant moins élevé puisse aussi être satisfaisant,
il doit dans tous les cas assurer une perte de conscience immédiate et
doit durer jusqu'à ce que l'oiseau soit mort par arrêt cardiaque
ou par saignée.
VII.2. Incision
Tous les animaux doivent être saignés par incision à la
fois des deux artères carotides ou des vaisseaux desquels elles proviennent.
Cependant, lorsque la méthode d'étourdissement utilisée
provoque un arrêt cardiaque, l'incision de tous ces vaisseaux n'est pas
nécessaire du point de vue du bien-être des animaux ; mais, dans
tous les cas, une artère carotide au moins doit être incisée.
Il est clair que sur le
long terme on glissera vers une électrocution causant l'arrêt cardiaque.
De plus les constatations anatomiques notent une différence entre les
animaux "anesthésiés" et ceux abattus par chehitah. (Voir étude
du Bné Brith).
Par ailleurs, la prétendue protection des animaux reconnaît que
la percussion de la boite crânienne ou l'électronarcose n'assure
pas une réelle insensibilisation:
"L'anesthésie au gaz carbonique: Peu pratiquée, c'est pourtant
la solution préconisée par la plupart des associations de défense
des animaux, les deux autres méthodes n'étant pas suffisamment
fiables (mal pratiquée, la percussion ou l'électronarcose n'endort
pas l'animal, ou alors pas assez longtemps; il se réveille pendant l'égorgement)".
http://www.connaissance.org/index.html/abattoir-abattage.html#ancre2665747
Plus encore, la lecture de ce règlement
européen fera sourire (ou enrager) plus d'un employé d'abattoir:
les règles ne sont pas respectées, la littérature disponible
sur le web regorge de témoignages d'employés, de vétérinaires,
d'amis des animaux qui l'attestent.
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On lira avec intérêt la mise au point sur la che'hita publiée sur COL http://www.col.fr/ et intégralité du rapport récupéré par K.Acher.
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